Rembourser les soins est indispensable. Mais attendre qu’une personne consulte ne suffit pas à prévenir les maladies ni à rejoindre celles qui restent éloignées du dentiste. La conviction fondatrice d’AssurMeyer : agir aussi avant l’entrée au cabinet, puis faciliter un suivi bucco-dentaire régulier.
Dans cette page
Les dépenses augmentent.
Prévenir reste essentiel.
Du lancement du Point Dentaire en 2001 à la création d’AssurMeyer, une question demeure : comment éviter davantage de maladies plutôt que financer seulement leurs conséquences ?
de dépenses dentaires dans le tableau historique des comptes de la santé.
Consulter le tableau ↗de consommation de soins et prothèses dentaires, dont près de 8 Md€ de prothèses.
Consulter la DREES ↗PDF · page 108Ces repères en euros courants donnent la mesure de la progression des dépenses. Leur financement repose notamment sur l’Assurance Maladie, les complémentaires santé et les ménages. Comprendre qui paie les soins dentaires ↗
Comment lire ces chiffres ?
Le tableau historique indique 6,692 milliards d’euros en 2000. L’édition 2026 de la DREES estime les soins et prothèses à 16,365 milliards en 2025, dont 7,939 milliards de prothèses. Il s’agit de dépenses de santé, et non du seul chiffre d’affaires des cabinets de chirurgiens-dentistes.
La comparaison est indicative : les séries, les périmètres et les prix ont évolué. La hausse des dépenses ne mesure donc pas, à elle seule, l’efficacité ou l’inefficacité de la prévention.
Une dent restaurée nécessite encore de l’entretien et du suivi. Les prothèses peuvent elles aussi devoir être entretenues, réparées ou remplacées. Pour AssurMeyer, la priorité est de limiter, quand c’est possible, l’entrée dans cette succession de réparations.
Une prothèse dure-t-elle toute la vie ?
Sa durée dépend de son type, de son entretien et de la santé de la bouche. Le repère « 5 à 15 ans » présenté par Fixodent concerne les prothèses amovibles : ce n’est pas une durée universelle pour toutes les couronnes, tous les bridges ou tous les implants.
Informer et soigner ne suffisent pas, à eux seuls.
Un conseil doit pouvoir devenir une habitude.
« L’éducation pour la santé à l’école seule pour prévenir les caries dentaires et les maladies parodontales chez les enfants est inefficace. »
Cette formulation résume le message relayé en 2016 par Dental Tribune. La revue Cochrane sous-jacente est plus nuancée : elle trouve peu de preuves d’un effet de l’éducation seule sur les caries ; certaines études observent des améliorations de l’hygiène ou de la santé gingivale. Les interventions associant éducation et actions concrètes, comme le brossage supervisé avec un dentifrice fluoré, sont plus prometteuses, avec des preuves de faible certitude.
Agir en amont, au-delà du seul fauteuil.
« Le soin au fauteuil ou l’éducation en santé au fauteuil sont des interventions à l’échelle de la population chères et peu efficaces. »
Extrait du support attribué à Benoît Varenne, responsable du programme de santé bucco-dentaire à l’OMS, lors d’un colloque en octobre 2023. Le propos porte sur les stratégies de santé publique à l’échelle d’une population : il ne remet pas en cause l’utilité du soin individuel ni celle du chirurgien-dentiste.
Ces deux éclairages soutiennent une même orientation : associer l’information à un environnement favorable, à des habitudes accessibles et à un accompagnement dans la durée. L’OMS souligne que de nombreuses maladies bucco-dentaires sont en grande partie évitables ↗.

Et les personnes qui ne viennent pas au cabinet ?
Un rendez-vous pris en charge ne devient utile que s’il est effectivement réalisé. Pour une personne qui ne consulte pas, la peur, le manque de temps, les difficultés d’accès ou l’absence d’habitude de suivi peuvent rester des obstacles.
Le programme M’T dents organise des rendez-vous et des soins pris en charge. Son accès suppose de prendre rendez-vous avec un chirurgien-dentiste. Le constat d’AssurMeyer : améliorer la prise en charge au cabinet doit s’accompagner d’une démarche pour rejoindre les personnes qui n’y vont pas.
Consulter les modalités de M’T dents ↗
Pourquoi les assistants dentaires de niveau 2 ne répondent-ils pas seuls à ce besoin ?
Ils contribuent à renforcer l’équipe dentaire et la prise en charge des patients. Leurs interventions s’inscrivent sous la responsabilité et le contrôle effectif d’un chirurgien-dentiste ou d’un médecin exerçant dans le champ dentaire.
Pour AssurMeyer, augmenter cette capacité de prise en charge est complémentaire d’un autre travail : aider les personnes éloignées du suivi à prendre puis à garder leurs rendez-vous. Un renfort dans l’équipe ne lève pas, à lui seul, les obstacles en amont de la consultation.
Consulter le cadre légal des assistants dentaires ↗ · Lire la présentation des AD2 par l’URPS ↗
Trois étapes complémentaires pour agir
01Avant le cabinet
Comprendre les risques et installer des habitudes de prévention primaire adaptées à la vie de chacun.
Découvrir CARIESTOP ↗
02Vers le cabinet
Encourager le recours au chirurgien-dentiste et accompagner les personnes qui ont du mal à engager cette démarche.
Comprendre les missions des CSO ↗
03Dans la durée
Soutenir la régularité des comportements préventifs et valoriser les actions de prévention éligibles.
Comprendre PRIMEPRÉVENTION ↗
CARIESTOP et PRIMEPRÉVENTION donnent une forme concrète à cette démarche. Ces solutions complètent le suivi dentaire : elles ne remplacent ni le diagnostic ni les soins du chirurgien-dentiste.
· Comprendre les trois niveaux de prévention ↗
Agir avant l’entrée au cabinet dentaire, pour mieux prévenir et favoriser un suivi régulier.
Parlons de vos besoins ↗