Prévenir avant la maladie
La prévention primaire agit avant l’apparition des problèmes : habitudes d’hygiène, alimentation, compréhension et accompagnement dans la durée.
Parlons de vos besoins ↗Que disent les rapports publics, qu’est-ce qui a évolué et pourquoi AssurMeyer défend-il une prévention dentaire primaire plus présente dans la vie quotidienne ?
La prévention primaire agit avant l’apparition des problèmes : habitudes d’hygiène, alimentation, compréhension et accompagnement dans la durée.
L’examen chez le dentiste permet le repérage et l’intervention précoce. Il comprend aussi des conseils de prévention : ces approches sont complémentaires.
Une politique publique définit des objectifs, des moyens, un pilotage et une évaluation, en tenant compte des âges, des territoires et des inégalités.

Les citations courtes sont reproduites entre guillemets. Les autres textes résument les documents ; chaque lien bleu mène à la source, et à la page citée lorsqu’elle est disponible.
Annoncé en novembre 2005 pour 2006–2010, le premier plan de prévention bucco-dentaire est mis en œuvre à partir de 2007. L’examen de prévention des jeunes en constitue la mesure principale, accompagné d’éducation pour la santé et d’actions ciblées.
« le retard français en matière de prévention et d’hygiène bucco-dentaire reste flagrant »
Dans son rapport sur les assistantes dentaires, l’Inspection générale des affaires sociales souligne les limites des actions engagées et l’intérêt d’améliorer les comportements d’hygiène. Ce constat date de 2010.
« Une politique globale des soins dentaires fait défaut. »
La Cour relève le manque d’articulation entre prévention, accès aux soins, formation et organisation. Elle relève également 32 % de participation en 2009 et juge la méthode d’alors insuffisante pour dépasser sensiblement 50 % de recours.
« un plan de santé bucco-dentaire qui ne se limite pas à la prévention chez les enfants et adolescents »
L’IGAS recommande un pilotage commun et un plan doté d’objectifs, d’indicateurs et d’une évaluation prévue dès sa conception. L’enjeu est de dépasser des interventions dispersées et de couvrir davantage de besoins.
« Adopter une stratégie de santé publique couvrant l’ensemble de la population »
Le rapport indique que la politique alors menée laisse de côté « près de 80 % de la population ». Ce chiffre décrit la situation analysée en 2016 : il ne constitue pas une mesure du dispositif actuel. La Cour demande une stratégie globale avec des objectifs évaluables.
La COG 2023–2027 inscrit l’étude d’une possible expérimentation liant remboursement dentaire et suivi régulier des adultes.
« Il est urgent de définir une stratégie nationale de santé orale »
Le rapport formule 44 recommandations. La recommandation 10 appelle à rapprocher les programmes des populations ; la recommandation 11 insiste sur l’investissement en prévention primaire, avec cet avertissement : « Sans investissements en prévention dentaire primaire ». Le texte explique ensuite le risque de progression des dépenses des autres niveaux de prévention.
« aucune stratégie globale n’a été définie depuis quinze ans »
Le rapport sur les soins dentaires revient sur les insuffisances du pilotage et des connaissances disponibles. Il analyse les réformes engagées, tout en rappelant la nécessité de définir une politique de santé bucco-dentaire cohérente.
« un taux de non-recours qui frôle les 50 % »
Le Sénat prend M’T dents comme exemple des difficultés de recours, à partir notamment de données de 2022. Il reconnaît les changements de 2025 et défend des relais de proximité, sans fournir ici une évaluation de leurs résultats.
L’actualisation des recommandations de 2010 est en cours de finalisation. La HAS a publié une note de cadrage et ouvert une consultation publique sur un projet en septembre 2026. Ce jalon reste volontairement en fin de frise, sans attribuer de conclusions définitives au rapport ni inventer sa date de publication.
Enfants, adultes, parents, seniors : la santé orale concerne toute la population. Pour AssurMeyer, les actions publiques de prévention doivent accompagner chacun tout au long de la vie, au-delà des seuls publics éligibles à M’T dents.
L’alinéa 11 du Préambule de la Constitution de 1946 garantit à tous la protection de la santé. La santé orale fait partie de la santé : notre conviction est qu’elle doit pleinement trouver sa place dans la mise en œuvre de ce principe.
Lire l’alinéa 11 ↗L’article L. 1411-1 du Code de la santé publique confie à l’État la responsabilité de la politique de santé pour protéger chacun. Il y inclut la prévention collective et individuelle des maladies et de la douleur, à tous les âges de la vie.
Lire l’article L. 1411-1 ↗Des actions ciblées peuvent répondre à des besoins particuliers. L’enjeu est de les inscrire dans une stratégie qui n’oublie personne, avec davantage de soutien lorsque les difficultés sont plus importantes : c’est le principe de l’universalisme proportionné ↗.
AssurMeyer souhaite contribuer à cette ambition dès aujourd’hui : accompagner les habitudes avec CARIESTOP ↗, encourager l’engagement avec PRIMEPRÉVENTION ↗, selon leurs conditions d’accès, et construire avec les partenaires l’expérimentation Territoire « Zéro Carie » ↗. Notre objectif : développer une prévention primaire accessible à tous, sans confondre cette ambition avec une éligibilité automatique à chaque dispositif.
Du plan mondial de l’OMS à l’action en France ↗La convention d’objectifs et de gestion (COG) fixe les objectifs de l’État et de la Cnam pour 2023–2027. Son calendrier prévoit, pour 2027, d’étudier des incitations à la prévention et au recours raisonné aux soins.
« Instruction de la possibilité de lancer une expérimentation de remboursement différencié sur le dentaire des adultes »
Parmi les pistes citées : des prestations en bonus ou un meilleur remboursement des prothèses pour les personnes ayant consulté régulièrement un chirurgien-dentiste. Il s’agit d’une possibilité à étudier, pas d’un lancement garanti en 2027 ni d’un nouveau droit déjà ouvert.
Lire le passage de la COG ↗ PDF · page 64
Pour AssurMeyer, une incitation gagne à être associée à un accompagnement concret, notamment pour les personnes qui rencontrent le plus d’obstacles. C’est le lien que nous proposons entre prévention primaire, suivi dentaire et encouragement.
CARIESTOP ↗ et les CSO aident à comprendre les repères de prévention et à installer des habitudes, tout en encourageant le recours au dentiste.
PRIMEPRÉVENTION ↗ valorise des actions éligibles selon ses propres conditions. Ce dispositif est distinct de la piste étudiée dans la COG.
Territoire « Zéro Carie » ↗ propose de construire avec des partenaires une expérimentation et une évaluation partagées.
L’enjeu est de mieux articuler les financements pour atteindre davantage de personnes et prévenir durablement les maladies bucco-dentaires.
Ces termes désignent des choses liées, mais différentes : un programme, son examen et une ambition de santé publique.
Historique et évolution · Sénat, PDF page 118 (p. 116 imprimée) ↗
Il faut distinguer l’examen annuel et certains soins de la cohorte « génération sans carie ». L’examen M’T dents reste ouvert aux 3–24 ans dans les règles consultées. Pour certains soins conservateurs et l’application de vernis fluoré sous conditions, la limite d’âge de la cohorte augmente progressivement :
| Année | Limite d’âge supérieure |
|---|---|
| 2025 | 25 ans inclus |
| 2026 | 26 ans inclus |
| 2027 | 27 ans inclus |
| 2028 | 28 ans inclus |
Cette extension concerne des actes précis et leurs conditions de prise en charge ou de tarification. Elle n’étend pas automatiquement l’examen annuel M’T dents aux mêmes âges.
Soins conservateurs : le calendrier réglementaire ↗ · Vernis fluoré : les conditions et âges ↗ · Âges de l’examen annuel ↗

Nicolas, 45 ans, Brigitte, 42 ans, et leurs trois enfants de 8, 12 et 17 ans ont un suivi dentaire régulier. Avec une complémentaire qui couvre le ticket modérateur, leurs consultations et soins conservateurs remboursables — par exemple le traitement d’une carie — peuvent être intégralement pris en charge au tarif conventionnel.
Ce remboursement n’exige pas de passer par M’T dents. Il dépend des actes, du tarif et des garanties : tous les soins et dépassements ne sont pas intégralement remboursés. Comprendre le reste à charge ↗
Déployé en 2007, M’T dents est devenu « M’T dents tous les ans ! » le 1er avril 2025 : l’examen est désormais annuel pour les 3–24 ans. Il associe examen bucco-dentaire, conseils adaptés et, si nécessaire, un programme de soins. Les invitations et la dispense d’avance de frais facilitent l’accès ; une prise en charge est aussi prévue sans complémentaire santé.
Certains soins consécutifs sont couverts dans les six mois, avec des exclusions, notamment les prothèses et l’orthodontie. Il s’agit d’un cadre particulier, qui ne se confond pas avec une simple consultation. Le fonctionnement et les conditions ↗
Une consultation et un examen de prévention ne peuvent pas être facturés au cours de la même séance. Pour une famille déjà correctement suivie par son dentiste traitant, quel est le bénéfice supplémentaire du programme M’T dents ? Le cadre conventionnel, article 2 ↗
La Cour relève 32 % de participation en 2009, tous âges concernés confondus. Elle estime que la méthode alors utilisée ne permet pas d’espérer dépasser sensiblement 50 % et appelle à un objectif plus ambitieux. Le dispositif suppose déjà une démarche volontaire des familles.
Lire le constat · PDF page 10 (p. 327 imprimée) ↗Le Sénat rappelle un non-recours proche de la moitié des bénéficiaires. Son analyse détaillée cite 51,6 % de recours en 2022 et souligne les obstacles d’accès et le manque de relais vers les rendez-vous. Ces données précèdent l’annualisation de 2025 : elles ne mesurent pas ses résultats.
Lire l’analyse · PDF page 118 (p. 116 imprimée) ↗Le sujet de politique publique : comment accompagner réellement les personnes qui ne consultent pas, au-delà d’une invitation et d’une prise en charge financière ? Le Sénat recommande notamment de mieux adapter les démarches aux publics et de développer l’aller-vers. Les pistes proposées · PDF page 119 (p. 117 imprimée) ↗
Comprendre l’aller-vers ↗ · Adapter l’accompagnement aux besoins ↗
L’annexe historique consacrée aux actions d’hygiène bucco-dentaire de 2004 décrit une expérimentation commencée en 1989. Elle relève des limites de mise en œuvre et d’évaluation et appelle à reconstruire le dispositif sur de nouvelles bases. Elle souligne aussi l’importance des parents, de la continuité des actions et de leur évaluation.
Ce document éclaire l’histoire et la genèse de M’T dents.
L’expérimentation de 1989 · PDF page 1 ↗ · Les limites relevées · page 2 ↗ · Continuité et évaluation · page 4 ↗
AssurMeyer propose d’expérimenter un accompagnement en prévention primaire, en complément des examens et des soins. Avec CARIESTOP, votre CSO accompagne la compréhension et les habitudes au quotidien, sans acte médical ni diagnostic. L’objectif est aussi d’aider les personnes éloignées du suivi à consulter.
Notre proposition Territoire « Zéro Carie ».
Construire une expérimentation ensemble ↗La convergence de ces rapports invite à une prévention plus continue, plus accessible et mieux évaluée. Elle appelle aussi à accompagner les adultes et les parents, dont les habitudes influencent celles de toute la famille.
AssurMeyer défend une réponse de terrain : du sur-mesure en prévention dentaire primaire, votre CSO et un financement relié au courtage en assurance. Notre ambition est de contribuer à une dynamique collective, avec les professionnels de santé, les assureurs, les collectivités et les pouvoirs publics.
Nous invitons les acteurs publics à ouvrir le dialogue, à soutenir l’expérimentation et à évaluer les solutions capables de rapprocher la prévention des personnes. Les rapports cités éclairent le besoin : la proposition AssurMeyer reste celle d’un acteur indépendant.
