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GESTES ET HABITUDES · 4 MIN DE LECTURE

Sucres cachés et grignotage : pourquoi la fréquence compte-t-elle ?

Quantité, fréquence, boissons et étiquettes : des repères concrets pour protéger ses dents sans culpabiliser.

À RETENIR
  • Les « sucres cachés » désignent, dans le langage courant, les sucres présents dans des aliments ou boissons où on ne les attend pas toujours.
  • Pour les caries, la quantité de sucres consommée compte, mais aussi la répétition des prises : les bactéries de la plaque utilisent ces sucres pour produire des acides.
Dans cette page
Un CSO assis en agence avec une mère et son adolescent compare les étiquettes de produits alimentaires autour d’un verre d’eau

Trois situations, trois repères.

Les repères expliqués
Le repèreEn clair
Une boisson sucrée sirotéeDes petites gorgées répétées multiplient les contacts avec les dents : l’eau est le repère entre les repas.
Un jus « sans sucres ajoutés »Cela ne signifie pas sans sucres : les sucres naturellement présents dans les jus font partie des sucres libres.
Un produit qui paraît peu sucréComparer la ligne « dont sucres » pour 100 g ou 100 ml, puis regarder la portion réellement consommée.

Le piège : étaler les prises sur toute la journée.

Un biscuit à chaque passage dans la cuisine, quelques gorgées de soda au fil de l’après-midi : ces habitudes créent des expositions répétées. Des repas et un goûter organisé, selon les besoins de chacun, évitent de grignoter en continu.

La salive ↗ participe à la protection de l’émail entre les prises. La prévention ne consiste pas à supprimer les repas ou à demander une alimentation parfaite.

Lire l’étiquette sans se perdre.

La liste des ingrédients aide à repérer sucre, sirops ou miel. La ligne « dont sucres » du tableau nutritionnel indique les sucres totaux ; elle ne distingue pas, à elle seule, tous les sucres ajoutés ou libres.

L’OMS inclut parmi les sucres libres les sucres ajoutés ainsi que ceux du miel, des sirops et des jus. Un fruit entier n’est pas à confondre avec son jus. Le Nutri-Score donne un repère nutritionnel global, pas une garantie « anti-carie ».

Une journée plus simple, à construire en famille.

Exemple d’organisation, à adapter au foyer. Il ne s’agit ni d’un menu imposé ni d’un conseil nutritionnel personnalisé. Le repère est de limiter les prises sucrées répétées, en tenant aussi compte de la quantité totale.

Des moments identifiés plutôt que du sucre en continu
Dans la journéeUne habitude à essayer
Au petit-déjeunerPrendre le repas à un moment identifié, plutôt que prolonger une boisson sucrée toute la matinée.
Entre les repasGarder de l’eau accessible. Repérer les petits biscuits et les gorgées sucrées pris sans y penser.
Au goûter, selon les besoinsPrévoir une collation adaptée plutôt qu’une succession de petites prises pendant tout l’après-midi.
Le soirGarder le brossage fluoré avant de dormir et éviter de repartir sur des prises sucrées répétées.

Ne supprimez pas un repas ou une collation nécessaire. En cas de besoins médicaux ou nutritionnels particuliers, suivez les consignes de votre professionnel de santé. Votre CSO ↗ aide à comprendre les repères généraux et à choisir une habitude réalisable ; votre CSO ne prescrit pas de régime.

Le brossage fluoré ↗ reste nécessaire au minimum matin et soir, avec un brossage supplémentaire après le déjeuner ou le goûter lorsque c’est possible.

Une collation organisée, plutôt que des prises en continu.

Un goûter adapté aux besoins n’est pas la même chose qu’une succession de biscuits ou de gorgées sucrées pendant tout l’après-midi. Le repère est d’organiser les moments alimentaires, sans supprimer un repas ni une collation nécessaire.

La fréquence compte avec la quantité consommée : regrouper les prises ne rend pas une grande quantité de sucre sans conséquence. La salive ↗, le fluor et le nettoyage participent aussi à l’équilibre décrit dans le risque carieux ↗.

Le repère à retenir.

Pour prévenir les caries, agir sur la quantité et la fréquence des sucres, sans oublier le brossage fluoré et le suivi dentaire.

« Sans sucre » : sans risque pour les dents ?

Ce sont deux questions différentes. Une mention sur les sucres n’indique pas si un produit est acide et ne résume pas la façon dont il est consommé.

Lire le message sans en déduire une protection complète.
Ce que je lisLe repère utile
Boisson « sans sucre »Elle peut rester acide : le risque d’érosion n’est pas la même question que celui lié aux sucres.
Jus « sans sucres ajoutés »Il contient les sucres du jus. Ce n’est pas de l’eau ni l’équivalent d’un fruit entier.
Un emballage rassurantRegarder aussi le type de produit, la fréquence des prises et la durée de contact avec les dents.

Un exemple : changer de soda, puis changer le rythme.

Camille choisit une version sans sucre, mais la sirote tout l’après-midi. La question de l’acidité reste présente. Un repère plus complet est de garder l’eau entre les repas et de réduire les expositions répétées aux boissons acides.

Après une boisson acide : les gestes utiles ↗ · Organiser le goûter ↗

Sources publiques pour ces repères : Santé publique du Derbyshire · Boissons et dents (anglais) ↗ · Santé publique France · Alimentation des enfants ↗

Les sources publiques pour approfondir

Un conseil complémentaire.

Horaires décalés : garder ses repères dentaires ↗

Passer aux conseils pratiques.

Boissons acides : protéger ses dents ↗

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