QUI SOMMES NOUS ?

En France, alors qu'en 2016 la Cour des comptes faisait le constat suivant au sujet de la politique de prévention dentaire : " la politique menée à ce jour assure une prévention effective uniquement pour les moins de 18 ans et les femmes enceintes et laisse de côté près de 80% de la population ", tout en recommandant aux pouvoirs publics d' " Adopter une stratégie de santé publique couvrant l'ensemble de la population " conformément à la Constitution 1, force est de constater que protéger la santé orale des Français n'est toujours pas " un véritable enjeu de santé publique " pour l’État premier responsable de la prévention des maladies, et l'Assurance Maladie premier assureur santé dans l'Hexagone, malgré l'entrée en vigueur du plan dentaire mondial (2023-2030) de l'Organisation mondial de la santé (OMS), et " la promesse " de l'Assurance Maladie faite auprès de l'opinion publique "  d'investir massivement sur la prévention bucco-dentaire des jeunes générations (3 à 24 ans) pour faire naître des " générations sans carie " et diminuer ainsi le recours aux actes prothétiques ".

En effet, sur le budget fléché d'environ
100 millions € d'argent public consacré chaque année à cette politique, à peine 3 millions € sont consacrés à la prévention primaire, qui plus est exclusivement réservée jusqu'en 2027 à une solution achetée depuis plus de 30 ans par le biais de marchés publics 2 alors que son inefficacité est désormais prouvée 3, tandis que 88 millions € font en grande partie doublon avec ce que les assureurs remboursent déjà aux Français en soins dentaires par le biais des complémentaires santé. 4

D'ailleurs, les résultats de cette politique menée ces 30 dernières années parlent d'eux-mêmes : la facture dentaire annuelle des Français est passée de
6,7 milliards € en 2000, à quasiment 14 milliards € en 2022, avec plus de 7 milliards € dépensés uniquement en prothèses dentaires. Sur cette facture, les assureurs, tous statuts confondus 5, ont remboursé 2,2 milliards € en 2000, et 6,2 milliards € en 2022 à leurs clients couverts par une complémentaire santé, soit 3 fois plus en seulement 20 ans.

Cette importante prise en charge des assureurs, dont le niveau est imposé par les pouvoirs publics, devrait même continuer d'augmenter ces prochaines années avec l'entrée en vigueur le 15 octobre 2023 de "
la hausse du ticket modérateur, c'est-à-dire la part non remboursée par l'Assurance Maladie, de 30 à 40% sur les soins dentaires ", bien que dans le même temps, diverses contraintes législatives et concurrentielles, en particulier celles liées au problème de " passager clandestin " (ou " free-rider ") et au " dumping tarifaire ",  découragent les assureurs d'investir en prévention primaire sur le territoire national. 6

En d'autres termes, on voudrait être certain que les Français continuent de développer des maladies bucco-dentaires, pourtant " en grande partie évitables " selon l'OMS 7, afin de continuer à leur vendre des prothèses dentaires, qu'on ne s'y prendrait pas autrement en menant exactement la même stratégie de prévention dentaire expérimentée en ...
1989 !

Dans ce contexte, fort de mon expérience en tant que co-fondateur de l'association
POINT DENTAIRE 8, puis dans le courtage en assurances de proximité, j'ai inventé un nouveau modèle économique disruptif à la fois dans le secteur dentaire et celui de l'assurance.

Quelle est l'idée ?

Partant du constat assez simple que prévenir coûte beaucoup moins cher que guérir dans le secteur dentaire 9, et que le secteur de l'assurance fonctionne en
cycle de production inversé, l'idée est d'agir en tant qu'acteur dans ces deux secteurs en même temps afin de générer des synergies durables à la fois sur le plan de la santé publique et sur le plan financier.

En effet, même en proposant tous les soins dentaires conservateurs (prévention secondaire) et prothétiques (prévention tertiaire) GRATUITEMENT et/ou sans reste à charge aux assurés français 10, si dans le même temps aucun investissement sérieux n'est effectué en prévention primaire 11 pour financer des solutions capables d'aider un assuré à garder une bonne santé orale et l'inciter à consulter un chirurgien-dentiste tous les ans, ce modèle économique du 100% gratuit ne fonctionne pas d'un point de vue préventif  12, et encore moins pour diminuer les soins prothétiques.

Bien au contraire, plus un assuré néglige certains gestes ou comportements préventifs, plus on est certain qu'il aura besoin un jour de soins prothétiques, plus ce modèle 100% gratuit coûte en réalité des milliards € aux assureurs, pas uniquement en soins dentaires 13, et plus les assureurs sont obligés de répercuter ce coût dans le prix de leurs complémentaires santé, mais pas seulement. 14

Quel est l'objectif ?

L'objectif est double : prévenir de manière efficace " en amont " les maladies bucco-dentaires et les maladies non transmissibles (MNT) associées 15, évitant ainsi à nos partenaires assureurs les milliards € que leur coûtent chaque année ces maladies, afin de pouvoir " en aval " assurer au meilleur prix possible l'ensemble de nos assurés 16, en particulier
les plus vulnérables qui sont bien souvent les premières victimes, d'un point de vue médical et financier, d'une politique de prévention dentaire inefficace et/ou discriminante !

Ce modèle disruptif a vocation d'être développé en France par le biais d'une stratégie phygitale avant d'être exporté dans d'autres pays en m'appuyant sur les engagements pris par les États dans le cadre du
plan dentaire mondial de l'OMS.

Gérald Demeyer
Président Fondateur

1. La Constitution française garantit " le droit à la protection de la santé ", notamment orale, à 100% de la population " sans distinction d’âge, d’état de santé, de niveau de revenus, d’éducation ou de résidence. ". En d'autres termes, une politique de prévention dentaire qui ne couvre pas " l'ensemble de la population "  est anti-constitutionnelle en France !
2. Exemples d'appels d'offres
en 2022 et en 2023. Il convient de noter ici que le cahier des charges de ces marchés publics n'a toujours pas évolué depuis que la solution achetée dans le cadre de ces marchés a été expérimentée en 1989. Afin de remplacer une solution devenue obsolète au fil du temps (cf. point 3), il serait peut-être temps de faire évoluer ce cahier des charges pour permettre aux nouveaux entrants dans ces commandes publiques la possibilité de proposer des solutions préventives innovantes, conformément à la présence de plusieurs articles dans le code de la commande publique pour " soutenir la croissance des entreprises innovantes en finançant le développement de leur innovations et en leur offrant un accès à de nouveaux marchés et à une référence de qualité ". Parmi ces articles figurent le sourcing (Art. R2111-1 cf. guide), le dispositif achats innovants (Art. R2111-9-1 cf. guide), le partenariat d'innovation (Art. L2172-3 cf. fiche), l'accord-cadre (Art. L 2125-1 cf. fiche), sans parler des recommandations très claires émises en juin 2018 par la CCMOSS au sujet de l'innovation dans les marchés publics passés par l'Assurance Maladie : " Afin de permettre aux opérateurs économiques de proposer des solutions innovantes, les organismes de Sécurité sociale ont tout intérêt à exprimer leurs besoins en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles, ce qui permet de laisser l’initiative aux candidats sur les modalités techniques de la solution. " (cf. guide) ... À bon entendeur, salut !
3. Des chercheurs du
Cochrane Public Health Group ont découvert, à partir de données sur 119 789 enfants dans 21 pays provenant d'études menées entre janvier 1996 et avril 2014, que : " l'éducation en matière de santé bucco-dentaire à elle seule, comme les leçons en classe, les vidéos, les bandes dessinées et les brochures, était inefficace. " (Source DENTAL TRIBUNE). Cette constatation est corroborée en France par les chiffres du recours à l' examen gratuit M'T Dents : bien que l’État ait fixé comme objectif à l'Assurance Maladie d'atteindre un taux de recours global aux chirurgiens-dentistes de 65% en 2022 pour les classes d'âge concernées par cet examen, celui-ci est loin d'être atteint pour le moment au niveau national (51,6% ... ce que la Cour des comptes avait prédit " dès 2010 "), et même très très loin au niveau local, puisque par exemple à Lille, ce taux est de seulement 9%.
4. À noter que l'argument selon lequel il n'est pas nécessaire d'avancer de l'argent lors d'un examen M'T Dents et des soins dentaires consécutifs, si nécessaire, ne tient plus la route pour justifier ces doublons en vigueur depuis la loi Évin de 1989 (cf. point 10). Et pour cause, la dispense d'avance de frais TOTALE, ou
tiers payant total (TPT), est en train d'être généralisée à l'ensemble des assurés français d'ici à 2025 dans le cadre du déploiement en cours des solutions logicielles permettant " la dispense d'avance de frais en 3 clics ", comme indiqué dans ce communiqué de presse de la FEIMA à ce sujet. Autrement dit, les dizaines de millions € que les (contribuables) Français financent chaque année pour mettre en œuvre la politique de prévention dentaire devraient logiquement aujourd'hui être consacrés majoritairement à des actions de prévention primaire en dehors des écoles, prioritairement à des expérimentations et innovations. Ce qui, de toute façon, est l'esprit de la loi de 1988 ayant créé le Fonds national de prévention (FNPEIS) par lequel transitent ces millions € : " Il est créé au sein de la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés un Fonds national de prévention. Ce fonds est destiné à financer toute action de prévention, d'éducation et d'information sanitaires propre à améliorer l'état de santé général de la population ; il peut apporter son concours à la mise en œuvre d'actions expérimentales dans le domaine de la prévention, de l'éducation et de l'information sanitaire, conduites par des associations ou organismes privés ou non. ".
5. Sociétés d'assurance, Mutuelles, Institutions de prévoyance.
6. De façon générale, les assureurs investissent très peu d'argent dans l'Hexagone en prévention primaire par crainte de ne pas pouvoir rentabiliser leurs investissements, selon les propos de certains dirigeants du secteur interrogés à ce sujet. Cette crainte s'est même renforcée
depuis le 1er décembre 2020, date à laquelle les assurés français peuvent désormais changer leur complémentaire santé " sans frais ni délais après la première année ". Et pour cause, un assureur qui investirait de l'argent en prévention primaire pour un assuré susceptible de changer de complémentaire santé après la première année, risque au mieux de perdre de l'argent si l'assuré change de Mutuelle au bout d'un an, au pire d'avoir investi au bénéfice d'un concurrent qui vendrait une nouvelle Mutuelle à cet assuré au bout d'un an, du moins pendant la période de rétention nécessaire pour que le premier assureur puisse rentabiliser son investissement. Par conséquent, en l'état actuel de la législation française, on peut comprendre que les assureurs soient très réticents à investir en direct sur le territoire national dans des solutions " pertinentes " de prévention primaire, que ce soit en dentaire ou pour d'autres affections, car ces solutions ont souvent un coût de départ et de maintenance très important.
7. cf.
Rapport de situation sur la santé bucco-dentaire dans le monde : vers la couverture sanitaire universelle pour la santé bucco-dentaire d’ici à 2030 : résumé d'orientation.
8. Cette association a été créée au départ pour développer en France un mobilier urbain dédié à l'hygiène dentaire (cf.
article de presse). Cependant, pour diverses raisons/lourdeurs administratives, ce mobilier urbain ne sera jamais développé sur le territoire national, car il était trop innovant à l'époque et ne rentrait de fait dans aucune catégorie administrative permettant d'obtenir les autorisations de voirie nécessaires à son exploitation. Il est toutefois intéressant de noter ici que dans les Mesures universelles d'hygiène émises le 1er décembre 2022 par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), il est recommandé après des repas consommés en dehors du domicile la " possibilité de brossage des dents ". En d'autres termes, ce mobilier urbain avait 20 ans d'avance sur cette recommandation !
9. Voir le CONTINUUM DES SOINS BUCCO-DENTAIRES page 65 dans l'
Atlas de la santé bucco-dentaire SECONDE ÉDITION édité par la FDI.
10.
Depuis la loi Évin du 31 décembre 1989, les gouvernements successifs ont progressivement voté des réformes qui permettent aujourd'hui à tous les assurés français d'accéder aux soins dentaires sans avoir à payer de dépenses directes, avec comme point culminant la réforme " 100% santé " dentaire. Concrètement, que ce soit pour des consultations chez un dentiste ou des soins dentaires conservateurs ou prothétiques, toutes ces prestations médicales sont gratuites à ce jour dans l'Hexagone, car elles sont remboursées intégralement (sans reste à charge) par l'Assurance Maladie (communément appelée la " Sécu ") et les assureurs par l'intermédiaire du marché de la complémentaire santé (communément appelée la " Mutuelle ") qui couvre plus de 95% de la population française, et même 100% avec la complémentaire santé solidaire (ex CMU-C).
11. cf.
MODELE ECONOMIQUE
12. Selon le Baromètre Prévention Santé 2023 de l'assureur
MERCER : " 54 % des Français n’ont pas consulté de dentiste sur les deux dernières années, dont 75 % des 20-30 ans ".
13. Plusieurs études confirment une association bidirectionnelle entre les maladies bucco-dentaires, notamment la carie dentaire et les maladies parodontales, et les maladies systémiques non transmissibles (MNT). Parmi ces MNT, on compte : différents types de cancer, le diabète sucré, les maladies cardiovasculaires, la dépression, les affections neurodégénératives, les maladies rhumatismales, les maladies inflammatoires de l'intestin, l'obésité, l'asthme etc. (liste non exhaustive). Pour plus d'infos, voir
Diagramme de la santé du corps humain édité par la FDI.
14. cf.
PRIMEPREVENTION
15. Objectif de santé publique avec des solutions préventives exclusives sous marques propres comme
CARIESTOP, CABSMILE, SMILECONTROL
16. Objectif financier avec des solutions assurantielles sous marques partenaires ou marques propres.