Ce plan a été officiellement adopté le 25 mai 2023, lors de la 76ème Assemblée mondiale de la santé, à l'issue de plus de 15 ans de discussions et de négociations entre les 194 États Membres de l'OMS à son sujet.

Dans
cette vidéo, le responsable du programme de santé bucco-dentaire à l'OMS présente les objectifs de ce plan. Selon lui, le constat actuel en matière de prévention dentaire, notamment primaire, est sans appel :

" On sait depuis 30 ans grosso modo qu'on a pas réussi à stopper cette forme un peu épidémique des maladies bucco-dentaires (...) ce qui montre, ça c'est un peu dur à entendre surtout quand on est professeur et quand on est enseignant etc., le modèle qui a été proposé jusqu'à présent ne fonctionne pas. Donc, il faut être prêt à se dire ok rebattons les cartes, qu'est ce qui marche, qu'est ce qui ne marche pas ? " (Extrait de la vidéo à partir de la 5ème minute).

Chaque État membre s'est engagé à mettre en œuvre ce plan sur son territoire en commençant par la mesure 1 :  

Les Etats membres se sont également engagés à créer une unité de santé bucco-dentaire avec un responsable à sa tête.

La suite tient en un mot en France : rien !

En effet, à ce jour (juillet 2026), la version française n'est toujours pas adoptée, et l'on ne connaît toujours pas le nom du responsable de l'unité de santé bucco-dentaire au sein du ministère de la Santé.

Comment expliquer un tel retard de 38 mois ? Alors même qu'
un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) recommande depuis 2013 la mise en œuvre d'un tel plan animé par " un directeur de projet ".

Comment expliquer qu'au cours des 20 dernières années, cinq Plans nationaux nutrition santé (PNNS) se soient succédé en France, le plus récent étant le PNNS 5 (2025-2030), alors qu'un seul plan national de prévention dentaire, lancé en 2007, soit toujours en vigueur en 2026, sans avoir été renouvelé ?

Comment expliquer, en outre, que ce plan de prévention dentaire ait été élaboré avec la participation déterminante d'un groupe privé concurrent, plutôt que directement rédigé par les services compétents du ministère de la Santé ou de la
CNAM, contrairement à ce qui a été affirmé jusqu'à présent ?

Certains concurrents continuent-ils d’exercer, en toute discrétion, des pressions auprès du ministère de la Santé et de la CNAM afin d’empêcher l’arrivée de nouveaux entrants innovants sur le marché français de la prévention dentaire primaire ?

Une enquête est en cours.

Car, au delà du retard de 38 mois, est-il normal qu'en 2026,
la définition du besoin figurant dans les principales commandes publiques de prévention dentaire passées chaque année en France pour plusieurs millions € corresponde toujours à une offre très précise, inventée il y a plus de 40 ans par un concurrent, dont l'influence auprès des services du ministère de la Santé et de la CNAM est aujourd'hui documentée ?

En clair, on n’est jamais mieux servi que par soi-même lorsqu'on est à la fois juge ET partie dans la conception d'un plan de prévention dentaire, définissant très précisément les " besoins " et les " solutions " que la CNAM impose ensuite aux
102 CPAM via un cahier des charges national.

En pratique, les CPAM se voient alors contraintes, par le biais de cahiers des charges locaux qu'elles élaborent, d'acheter chaque année " les solutions " ainsi prédéfinies, dans le cadre de ce qu'on pourrait appeler d'
appels d'offres faussés dès le départ, puisque " les besoins " présents dans le cahier des charges national, repris à l'identique dans les cahiers des charges locaux, ont été initialement définis par le principal candidat à ces marchés publics au niveau national. (CQFD)

LA CONFIANCE DU PEUPLE FRANÇAIS SE RESPECTE ...

À ce jour, si cette page demeure accessible en l'état sur le site internet d’AssurMeyer, c’est que les faits dénoncés continuent de se produire dans la plus grande discrétion, au détriment des Français et du bon fonctionnement de notre
démocratie.

Tricher en démocratie, ou être complice d'un appel d'offre faussé
dans lequel le bénéficiaire d'un marché public est désigné à l'avance, revient à trahir avant tout celles et ceux qui, chaque jour, se lèvent tôt, travaillent dur et honnêtement, et élèvent leurs enfants dans la dignité et le respect mutuel.

C'est également nourrir la colère et la frustration quotidienne de citoyens qui se sentent abandonnés et trahis par les responsables politiques qui se soumettent au
capitalisme de connivence, au bénéfice d'un populisme dans sa forme la plus dangereuse pour la démocratie, et d'un séparatisme qui ne cessent de progresser depuis plusieurs années, en France comme ailleurs dans le monde.  

Autrement dit,
la probité n’est pas un vain mot dans une démocratie digne de ce nom. C'est un engagement quotidien envers la justice sociale, envers les plus modestes, envers la vérité !

... MAIS ELLE SE MÉRITE AVANT TOUT

Les paroles et les engagements s'envolent, mais les écrits, les podcasts et les actions restent.

À bon entendeur, salut !