🦷 Prévention dentaire en France : la politique publique vise-t-elle réellement à protéger la santé des Français ?

Par Gérald DEMEYER Président fondateur d'AssurMeyer
Modifié le : 13/06/26 à 08h55

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🔔 PRÉAMBULE : LA VÉRITÉ PLUTÔT QUE LE SILENCE

Après l'échec du projet
Point Dentaire, deux questions essentielles se sont imposées à moi :

Pourquoi l’État et l’Assurance Maladie ont-ils refusé le partenariat stratégique proposé pour son déploiement en France ?

Comment expliquer qu’un concurrent conserve, depuis les années 80, une situation de quasi-monopole sur le marché français de la prévention dentaire primaire, avec des solutions aujourd’hui largement dépassées, pour ne pas dire inefficaces sur le long terme ?

Ces interrogations m’ont conduit à m'intéresser de plus près aux mécanismes d’influence qui entourent l’élaboration des politiques publiques. Au fil de mes échanges avec différents acteurs concernés
(un exemple), ainsi qu'avec certaines petites mains de la République que les lobbys affectionnent particulièrement pour renforcer leur emprise sur les décisions publiques, j’ai découvert une réalité très éloignée de l'idéal républicain du gouvernement du peuple, PAR le peuple et POUR le peuple, ainsi que des principes fondamentaux de la commande publique énoncés à l' article L3 du code éponyme.

Progressivement, j’ai ainsi pris conscience de l’existence de stratégies d’influence très opaques, souvent invisibles pour le citoyen lambda, mais capables d’orienter durablement les décisions publiques au bénéfice d'intérêts privés.

Au cours de cette démarche, j’ai également réuni des éléments concrets laissant apparaître un verrouillage du marché de la prévention dentaire primaire en France.

Face à cette situation, j’ai néanmoins choisi le dialogue plutôt que l’affrontement judiciaire.

Je me suis donc tourné vers le ministère de la Santé et la Caisse Nationale d'Assurance Maladie
(CNAM), en leur qualité de responsables de la politique nationale de prévention dentaire.

Mon objectif était clair : rechercher une résolution amiable permettant de mettre fin aux situations de conflits d’intérêts entourant les principaux marchés publics de prévention dentaire reconduits chaque année en France pour plusieurs centaines de milliers € à chaque fois.

Dans cet esprit, je souhaitais :

▪️ éviter à l’Etat et à la CNAM des coûts judiciaires ainsi que des risques de condamnations financières (notamment des dommages & intérêts pour
concurrence déloyale), dans un souci de bonne gestion des fonds publics ;

▪️ préserver la confidentialité des faits afin de ne pas retarder davantage la mise en oeuvre des mesures nécessaires à l’amélioration de la santé orale des Français, notamment celle des adultes.

Cependant, après plusieurs mois d’échanges avec les responsables concernés, aucun accord n'a pu être trouvé.

Autrement dit, le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie semblent préférer aujourd'hui la voie judiciaire plutôt qu'une résolution amiable.

Dans un contexte où la justice est déjà fortement sollicitée par la multiplication des affaires d'
atteintes à la probité, dont le nombre a encore augmenté en 2025, il faudra probablement du temps avant que ce dossier puisse être examiné un jour par un tribunal.

D’ici là, face aux difficultés croissantes de lutter seul contre un système structuré, soutenu par des réseaux d’influence puissants, dotés de moyens financiers considérables et d'une armée de lobbyistes capables d’intervenir
jusqu'au plus haut niveau de l’Etat quand c'est nécessaire, j’ai choisi de prendre désormais l’opinion publique à témoin pour continuer le combat.

En exposant les raisons profondes du retard flagrant de la France en matière de prévention dentaire primaire, je souhaite permettre à chacun d’accéder aux faits, d’en comprendre les enjeux, et de se forger une opinion éclairée sur un scandale politique majeur qui traine depuis plus de 40 ans dans le secteur dentaire, au détriment de l’ensemble des Français.

Car, il n'est pas cohérent d'affirmer publiquement que la santé bucco-dentaire constitue un
Enjeu majeur de santé publique, et de prétendre vouloir augmenter l'accès à l'éducation pour la santé, à la prévention et aux soins buccodentaires de toutes et de tous, tout en menant, dans les faits, des actions contraires à ces objectifs.

Parmi ces incohérences figure notamment la persistance d’une discrimination en matière de prévention primaire à l'égard des adultes. Comme si ceux-ci ne faisaient toujours pas pleinement partie du " toutes et de tous " censé avoir droit à une bonne santé orale. Pourtant, le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie ont la responsabilité constitutionnelle de protéger la santé bucco-dentaire non seulement des enfants, mais aussi des adultes.

Entre jeu de dupes dans des marchés publics de plusieurs centaines de milliers € chaque année, et double discours en prévention dentaire ... jugez par vous-même !

LES FAITS

Depuis les années 80, la
politique publique de prévention dentaire menée en France repose sur une stratégie inventée par un concurrent. Au fil du temps, les solutions financées dans ce cadre se sont progressivement révélées obsolètes, comme en témoigne l'explosion de la vente de prothèses dentaires sur le territoire national au cours des 20 dernières années.

Pourtant, cette stratégie continue d'être privilégiée par l'Etat et l'Assurance Maladie, protégée par un système d’influence mis en place par ce même concurrent aux multiples casquettes, où s’entremêlent intérêts privés et missions publiques.

Il est donc temps de mettre l’État et l’Assurance Maladie face à leurs défaillances et à leurs responsabilités en matière de prévention dentaire. Car le mécanisme d’influence dénoncé ici a déjà engendré 3 dérives majeures, aux conséquences sanitaires, économiques et démocratiques considérables pour la France.

1️⃣ Une exclusion sanitaire massive :

Près de 80 % de la population française, principalement les adultes, est exclue des dispositifs de prévention dentaire primaire financés avec le budget de la Nation spécifiquement fléché " prévention bucco-dentaire " de près de
100 millions €.

Cette situation constitue une rupture manifeste d’égalité et entre en contradiction directe avec le principe constitutionnel garantissant à chacun le droit fondamental à la protection de la santé, sans distinction d’âge, d’état de santé, de niveau de revenus, d’éducation ou de résidence.

Un
droit créance qui est de la responsabilité de l'Etat et doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne !

2️⃣ Un gaspillage financier structurel :

Chaque année, les Français consacrent plus de
15 milliards € à des soins dentaires curatifs, dont plus de 7 milliards € uniquement pour l'achat de prothèses dentaires, pourtant largement évitables par une prévention primaire efficace et moderne.

Dans le même temps, des millions € d’argent public continuent d’être injectés dans des solutions de prévention dépassés, reposant sur une stratégie quasiment inchangée depuis plus de 30 ans.

Ce gaspillage d'argent public n’est ni accidentel ni ponctuel : il est structurellement organisé.

En effet, des projets de prévention massivement subventionnés depuis les années 80, parfois à hauteur de plusieurs millions €, se soldent par des échecs pourtant largement prévisibles. Et cela se produit sans évaluation vraiment indépendante, sans véritable remise en question, ni réelle
reddition de comptes.

Autrement dit, chaque année en France depuis plus de 30 ans, des " fausses bonnes idées " de prévention dentaire coûtent des millions € aux contribuables … sans que cela n’émeuve personne ni au Ministère de la Santé, ni à l’Assurance Maladie.

Le projet
EXPRESO en est une illustration récente particulièrement révélatrice.

En effet, dès la présentation de sa stratégie, tout expert (sérieux) en santé publique orale pouvait facilement constater que l'expérimentation EXPRESO ne parviendrait ni à combattre le recours tardif aux soins, ni à améliorer l'accès aux soins dentaires en France ... si c'était vraiment l'objectif recherché.

Pourtant, en 2021, ce projet a bénéficié d'
une subvention de 6,3 millions €, une somme considérable pour une expérimentation manifestement bancale dès sa conception. Il convient de rappeler que le projet EXPRESO a été discrètement abandonné le 31 août 2023, comme le confirme l’arrêté d’abrogation du 13 février 2025, soit à peine 12 mois après l'intégration du premier assuré social dans cette expérimentation. Une issue pour le moins surprenante pour un projet qui aurait, soi-disant, nécessité plusieurs années de préparation avant son lancement intervenu en septembre 2022 ... avec 18 mois de retard !

Il faut dire que l'un des présidents du syndicat de dentistes à l'origine de ce projet avait une drôle de façon de voir l'avenir de la prévention dentaire en France dans
un discours qu'il a tenu en 2017, tout juste avant qu' EXPRESO soit vendu à l'Etat, l'Assurance Maladie et l' UNOCAM :

" L'objet actuellement, si vous voulez, c'est de rester relativement pragmatique. J'ai entendu beaucoup de choses de la part de nos auditeurs sur la prévention et sur tout ça. En fait l'objectif aujourd'hui pour nous réellement, c'est effectivement changer de paradigme et nous engager vers quelque chose qui va vers plus de prévention etc... Mais pour répondre à Nathalie quand elle a dit tout à l'heure : PAS DE CARIE = PAS DE PROTHÈSE = PAS DE RESTE À CHARGE 0. J'irai jusqu'à dire c'est PAS DE DENTISTES NON PLUS. Or, l'objectif c'est quand même de dire de ne pas organiser nous-mêmes le suicide de la profession quand même. ".

Difficile d'être plus explicite !

3️⃣ Un capitalisme de connivence où la concurrence dicte ses propres plans d'actions et marchés publics :

Profitant du jeu de chaises musicales historique entre le ministère de la Santé et l'Assurance Maladie, un concurrent est parvenu jusqu’ici à imposer dans les appels d’offres publics de prévention dentaire lancés chaque année en France
une définition des besoins taillée sur mesure pour les solutions du groupe privé qu’il a dirigé pendant plus de 30 ans, et dont il est aujourd’hui président d’honneur.

📰Résultat :

👉 Ces marchés publics sont aujourd'hui verrouillés ;
👉 La concurrence est étouffée ;
👉 L'innovation en prévention dentaire primaire est ralentie en France.

Il faut savoir que le
capitalisme de connivence, qui privatise les profits tout en refilant les dettes et les pertes aux contribuables ... du socialisme pour les riches en quelque sorte, est ce qu'on appelle l'arbre qui cache (en réalité) la forêt du " clientélisme " en politique.

La voie royale qui mène à la
capture de l'Etat, appelée aussi capture réglementaire, qui aboutit au final dans les pays où la corruption est répandue à des inégalités abyssales, à l'affaiblissement des filets de protection sociale et à la collusion des élites politiques et économiques.

DES ATTEINTES À LA PROBITÉ AU DÉTRIMENT DE LA SANTÉ  DES FRANÇAIS

Autrement dit, on n’est jamais mieux servi que par soi-même lorsqu'on est à la fois juge ET partie dans la conception d'un plan de prévention dentaire, définissant très précisément les " besoins " et les " solutions " que la CNAM impose ensuite aux
102 CPAM via un cahier des charges national.

En pratique, les CPAM se voient alors contraintes, par le biais de cahiers des charges locaux qu'elles élaborent, d'acheter chaque année " les solutions " ainsi prédéfinies, dans le cadre d'
appels d'offres faussés dès le départ.

En effet, " les besoins " présents dans le cahier des charges national, puis repris à l'identique dans les cahiers des charges locaux, ont été initialement définis par le principal candidat à ces marchés publics au niveau national. (CQFD)

À quoi ça sert alors que la CNAM contrôle les CPAM " pour s'assurer " qu'elles respectent bien les règles du code de la commande publique, si les dirigeants de la CNAM ne respectent pas eux-mêmes ce code en favorisant dès le départ un candidat ?

TOUT PROBLÈME À UNE SOLUTION OU ALORS VOUS FAITES PARTIE DU PROBLÈME

Si le budget de la Nation fléché prévention dentaire de près 100 millions €, placé sous la responsabilité de la CNAM dans le cadre du Fonds national de prévention (FNPEIS), à véritablement vocation
à améliorer l'état de santé général de la population, alors des questions précises doivent être posées :

Pourquoi les appels d'offres de l'Assurance Maladie en matière de prévention dentaire primaire s'effectuent exclusivement en milieu scolaire depuis
les années 80 ?

Pourquoi persévérer à acheter des solutions préventives (sensibilisation collective et dépistage individuel) uniquement dans un cadre scolaire qui peuvent être fournies :

- gratuitement, depuis 2018, par les étudiants en santé dans le cadre du nouveau
service sanitaire des étudiants en santé (S.S.E.S) obligatoire pour l'obtention de leur diplôme (voici des exemples d' appels d'offres à destination de ces étudiants pour faire la promotion de la santé bucco-dentaire dans les écoles) ;

- gratuitement, depuis 2023, par les  chirurgiens-dentistes dans le cadre du " Forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet professionnel
(FAMI) ". Forfait d'un montant de 300 € par an qu'un dentiste peut percevoir s’il s’engage à effectuer des mesures " aller vers " qui correspondent à au moins 3 interventions en dehors de son cabinet à destination notamment des publics fragiles en milieu scolaire (REP/REP+), EHPAD/ESMS, USPC et PSY, foyer-centre d’hébergement, établissement pénitencier) dans l’année.

Les dirigeants de l'Assurance Maladie ne sont-ils pas censés respecter (aussi) les principes fondamentaux
d'assurer l'efficacité de la commande publique et LA BONNE UTILISATION DES DENIERS PUBLICS ?  

Autrement dit, pourquoi continuer à freiner des quatre fers l'émergence et le développement d'innovations dans ces commandes publiques ?

Ce choix, très bizarre, maintenu depuis plus de 35 ans par la CNAM
favorise de fait les (vieilles) solutions du candidat historique au niveau national, et celles de son partenaire privilégié au niveau régional dans les Hauts-de-France, au détriment de nouvelles approches ou de candidats indépendants innovants.

Il limite l’ouverture à des cadres d’intervention complémentaires, voire alternatifs, pourtant pertinents : centres sociaux, entreprises, clubs sportifs etc … , tout en freinant le développement de stratégies d’ " aller-vers " mobiles et agiles, qui permettent de toucher directement les publics cibles, enfants comme adultes, sans dépendre d’un cadre prédéfini.

Ouvrir ces marchés publics à de nouveaux acteurs permettrait pourtant de faire émerger des solutions innovantes, pleinement capables de répondre, voire de dépasser, les " objectifs assignés " à ces marchés. D’autant plus lorsque ces innovations intègrent, au cœur de leur conception, le principe d’
Universalisme proportionné.

UNE CONNIVENCE QUI PROTÈGE LE STATU QUO ET ÉTOUFFE L'INNOVATION

" Que vaut la réussite scolaire ou un diplôme si une connexion politique suffit à trouver un emploi ? Pourquoi créer son entreprise si des concurrents peuvent user de leur influence politique pour remporter des contrats ? "

Cet extrait d'un article de presse du journal Le Monde paru sous le titre
Une révolte contre le « capitalisme de connivence », résume à lui seul le ras-le-bol actuel de la majorité des Français, dont je fais partie.

Et pour cause, lorsque vous êtes victime du
capitalisme de connivence, en tant qu'entrepreneur honnête ou simple citoyen, vous n'en êtes pas conscient sur le coup, mais seulement des années plus tard, et de façon fragmentée au départ quand vous commencez à chercher la vérité. (Voir à ce sujet le témoignage d'un autre dirigeant français : Le capitalisme de connivence vu de l'intérieur)

Voilà pourquoi dès 2002, tout juste après avoir créé l'association
Point Dentaire, j'ai été rapidement victime, sans m'en rendre vraiment compte pendant des années, d'une stratégie d' espionnage industriel et de connivence très sophistiquée.

Tellement sophistiquée, que pour comprendre cette stratégie dans les moindres détails, une fois que j'avais compris m'être fait piéger par des (faux) partenaires associatifs qui se sont avérés être des (vrais) concurrents dans les marchés publics de l'Assurance Maladie, j'ai dû m'armer de patience et persévérer pendant plus de 20 ans afin de réunir des preuves incontestables sur cette stratégie.

Parmi ces preuves, la plus parlante au sens propre du terme est un podcast réalisé en 2021, que j'ai découvert tout à fait par hasard en 2023, dans lequel mon principal concurrent français explique tranquillement, avec force de détails pendant plus de 2 heures, l’étendue de son influence sur la politique de prévention dentaire menée jusqu'à présent en France.

Dans ce podcast, on peut notamment entendre ce concurrent aux multiples métiers et casquettes, très connu dans le secteur dentaire français, mais aussi à l'international (🎤
extrait podcast), se définissant d'ailleurs lui-même comme étant à la fois " un mec santé publique et un mec business ", expliquait très clairement, avec un aplomb déconcertant et même méprisant vis-à-vis de certaines personnes, la mécanique d'influence qu'il a construit tranquillement sur le territoire national depuis les années 80 auprès des ministres de la santé successifs et de la direction générale de la santé (DGS) (🎤 extrait podcast), des CPAM et de la CNAM (🎤 extrait podcast) etc., au point d'être aujourd'hui très clairement le véritable architecte de la politique de prévention dentaire menée ces 4 dernières décennies en France par l'Etat et l'Assurance Maladie.

Une politique menée, non pas dans l'intérêt des Français, comme le (dé)montre l'explosion de la vente des prothèses dentaires sur le territoire national ces 20 dernières années, mais dans l’intérêt du groupe privé qu'il a dirigé plus de 30 ans, dont il est aujourd'hui président d'honneur, et de tout un tas d'entreprises de différents secteurs qui l'ont soutenu financièrement pour agir en toute discrétion et impunité jusqu'à maintenant.

Parmi ces entreprises, on trouve notamment une marque internationale de chewing-gum sans sucres, dont voici la stratégie qui a été utilisée en France pendant 2 ans " pour s'attaquer aux dentistes avant de s'attaquer au marché du grand public " (🎤
extrait podcast) afin d'imposer les produits de cette marque sur le territoire national sous couvert de prévention dentaire.

Ce qui prouve bien que la recommandation faite aux Français, depuis 2013, de se brosser les dents 2 fois par jour, au lieu des 3 brossages jusque-là préconisés, n'a vraiment rien à voir avec une quelconque " dentisterie fondée sur les preuves " (en anglais : evidence-based dentistry (EBD)), mais plutôt a à voir avec " un pacte commercial " fait dans le dos des Français dans les années 80.

À ce sujet, il faut savoir que les industriels du sucre ont conçu et promu le
projet 269 durant les années 60 et 70, une stratégie du cheval de Troie politique boostée au Ghostwriting afin d'entraver le programme de lutte contre les caries aux États-Unis, et très probablement dans d'autres pays, sachant que la France est le premier producteur européen de sucre.

À qui appartiennent aujourd'hui les grandes marques mondiales de chewing-gum sans sucres ?

Et pour être complet sur ce point, il est désormais établi que les
faux sucres ont des conséquences nocives sur la santé.

LA VRAIE QUESTION À SE POSER AUJOURD'HUI

La santé orale des Français, en particulier issus
des quartiers défavorisés, a-t-elle été sacrifiée jusqu'à présent afin de favoriser en France le développement du marché du chewing-gum sans sucres, et de préserver au passage les milliards € générés par les maladies bucco-dentaires ?

Autrement dit, la politique publique de prévention dentaire menée sur le territoire national vise-t-elle réellement à protéger la santé des Français … ou à protéger discrètement les intérêts financiers de certains acteurs privés  ?

LE CODE DE LA COMMANDE PUBLIQUE EST POURTANT TRÈS CLAIR ...

" La prise en compte de l’innovation dans la commande publique constitue un levier précieux d’amélioration continue des services publics et de performance des achats (...) En stimulant l’innovation, la commande publique contribue en effet à faire grandir la compétitivité des entreprises, notamment les TPE-PME, en représentant un tremplin en particulier pour des start-up. "

Cet extrait du guide pratique
L'achat public de solutions innovantes édité par Bercy en 2024 est donc assez clair sur le soutien que des acteurs comme l'Etat et l'Assurance Maladie doivent apporter aux start-ups françaises à travers la commande publique. Notamment en respectant les articles suivants :

➡️
Article L3 :

Les nouveaux entrants sur un marché (acteurs F5 et F6 ci-dessous) doivent pouvoir candidater loyalement à des appels d'offres, sans discrimination ni favoritisme au bénéfice d'un candidat concurrent. À défaut, ces marchés publics peuvent faire l'objet d'une procédure pénale
dès lors qu’un avantage injustifié est accordé à un candidat par la méconnaissance des règles garantissant l’égalité entre les soumissionnaires ;

➡️
Article L2122-1 :

Ces nouveaux entrants doivent pouvoir également vendre en
gré à gré à des acheteurs publics leurs innovations dont la R&D a été financée à 100 % par des fonds privés en dehors des procédures dites de pre-commercial procurement - PCP ou d' " achats publics avant commercialisation " (A.P.A.C).

Cette possibilité est expressément prévue par la législation en vigueur, notamment par l' Article R2122-3 du code de la commande publique, en raison de droits d’exclusivité liés à la propriété intellectuelle (cf. Fiche Technique de Bercy Les marchés sans publicité ni mise en concurrence préalable mise à jour en 2020).

Une procédure que connait parfaitement bien la CNAM soit dit en passant.

En plus, depuis 2018, il est même conseillé aux acheteurs des organismes de Sécurité sociale de réaliser un sourcing, conformément à l' article R2111-1 du code de la commande publique (cf. Guide du sourcing dans l'achat public édité par Bercy), en sollicitant " au moins deux, voire trois, opérateurs, afin d'éviter de se trouver influencés par les informations recueillies et de restreindre la concurrence du fait d'une rédaction " trop fermée " du cahier des charges " (...) et que " Afin de permettre aux opérateurs économiques de proposer des solutions innovantes, les organismes de Sécurité sociale ont tout intérêt à exprimer leurs besoins en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles, ce qui permet de laisser l’initiative aux candidats sur les modalités techniques de la solution. " (cf. Guide pratique Innovation et marchés publics édité en 2018 par la CCMOSS rattachée à l' UCANSS).

Dit autrement, le sourçage permet à un acheteur, s'il ne l'a pas fait depuis sa dernière consultation, de se mettre à jour de l'état du marché et en conséquence d'adapter sa stratégie d'achat.

... MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE APPAREMMENT AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET À L'ASSURANCE MALADIE

Malgré la clarté de la législation en vigueur concernant la commande publique, et les nombreux guides pratiques édités par Bercy à l'attention des acheteurs et des candidats
, comment un concurrent a-t-il pu créer aussi longtemps cette situation de conflit d'intérêts quasi permanente dans les principaux appels d'offres publics de prévention dentaire lancés chaque année en France, notamment par le biais de techniques de favoritisme, sans que personne ne trouve rien à redire jusqu'à présent au ministère de la santé et à la CNAM, alors même qu’il s’agit d’atteintes caractérisées aux principes de probité et d’égalité de la commande publique ?

CONCLUSION

En France, nous pourrions collectivement :

👉Réduire massivement les caries sur le territoire national ;
👉Économiser des milliards € en soins curatifs ;
👉Améliorer durablement la santé et le pouvoir d’achat des Français ;
👉Créer de nombreux emplois nouveaux, notamment pour une jeunesse en quête de nouvelles opportunités ;
👉Et même aider d'autres pays à améliorer l'état de santé bucco-dentaire de leurs populations en exportant des innovations 100% françaises en prévention primaire dans le cadre du plan dentaire mondial de l'OMS.

Mais pour y parvenir, un dernier obstacle, et non des moindres, reste à briser :

Celui d'un entre-soi solidement installé depuis les années 80 par un concurrent au sein de l'administration sanitaire, discrètement entretenu avec celles et ceux qui, au fil du temps, sont devenus, au ministère de la Santé et à l’Assurance Maladie, les responsables de la politique nationale de prévention dentaire.

Des responsables pour qui visiblement :

👉Lancer des appels d’offres avec un cahier des charges influencé par un candidat ne pose aucun problème ;
👉Pas plus le fait que des candidats potentiels à ces marchés publics aient pu être victimes jusqu'à présent d’espionnage industriel, au point pour certains que leur Conseil d’Administration soit piraté … à leur insu !

LA CONFIANCE DU PEUPLE FRANÇAIS SE RESPECTE ...

À ce jour, si cette page demeure accessible sur le site internet d’AssurMeyer, c’est que les faits dénoncés continuent de se produire dans la plus grande discrétion, au détriment des Français et du bon fonctionnement de notre
démocratie.

... MAIS ELLE SE MÉRITE AVANT TOUT

Les paroles et les engagements s'envolent, mais les écrits, les podcasts et les actions restent.

À bon entendeur, salut !