🦷 Prévention dentaire en France : la face cachée de la politique publique qui pénalise des millions de Français

Par Gérald DEMEYER Président fondateur d'AssurMeyer
Modifié le : 15/04/26 à 18h15

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Les faits exposés dans cette page auraient pu demeurer indéfiniment dans l’ombre si je n’avais pas choisi d’en assumer publiquement la révélation. Je le fais aujourd’hui en tant que simple citoyen français, que je suis avant tout, avec la volonté de placer l’État et l’Assurance Maladie face à leurs défaillances et à leurs responsabilités en matière de prévention dentaire.

Lorsque je me suis engagé pour la première fois, en 2001, sur le marché de la prévention dentaire primaire avec le
Point Dentaire, mon ambition était claire : contribuer, à mon échelle mais avec sincérité, à l’amélioration de la santé bucco-dentaire des Français.

Je n’imaginais pas alors que le fait d’innover puisse aussi exposer celles et ceux qui portent une idée nouvelle à des pratiques qu’ils n’auraient jamais cru possibles.

Sans mon expérience personnelle, je n’aurais sans doute jamais pris pleinement conscience d’une réalité que les députés européens ont dénoncé 15 ans plus tard, en 2016, lors de l’adoption de la directive sur
la protection du secret des affaires :

Les entreprises innovantes sont de plus en plus exposées à des pratiques malhonnêtes, trouvant leur origine à l'intérieur ou en dehors de l'Union, qui visent l'appropriation illicite de secrets d'affaires, tels que le vol, la copie non autorisée, l'espionnage économique ou le non-respect d'exigences de confidentialité.

Cette réalité, je l’ai malheureusement vécue, et pas qu'un peu.

Ce qui m'amène aujourd'hui à créer cette page, car depuis 2001, j'ai vu se dessiner en France un système particulièrement troublant dans le secteur dentaire :

👉 Des marchés publics de prévention primaire reposant sur un cahier des charges quasi inchangé depuis 1989 ;
👉 Un double discours persistant de certains acteurs se présentant pourtant devant les Français comme engagés en prévention dentaire.

Face à cela, une question citoyenne ne m'a jamais quitté :

Que se passe-t-il réellement en France derrière les discours publics vertueux de la prévention dentaire ?

Jugez par vous même !

LES FAITS

" Que vaut la réussite scolaire ou un diplôme si une connexion politique suffit à trouver un emploi ? Pourquoi créer son entreprise si des concurrents peuvent user de leur influence politique pour remporter des contrats ? "

Cet extrait d'un article de presse du journal Le Monde paru sous le titre
Une révolte contre le « capitalisme de connivence », résume à lui seul le ras-le-bol actuel de la majorité des Français, dont je fais partie.

Entrepreneur issu d'un milieu modeste, j'ai grandi dans un environnement social marqué par le phénomène du
déclassement que subissent tant de familles de la classe moyenne, souvent victimes, sans toujours en avoir conscience, de ce capitalisme de connivence. Cet entre-soi, à l'opposé du capitalisme classique basé sur le principe du libre marché, s'attaque à tout processus démocratique, pour permettre à un petit nombre d'initiés de s'accaparer dans un pays les richesses produites par le plus grand nombre.

Cette collusion s’opère naturellement de manière discrète, notamment par le biais de vitrines associatives ou le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Très jeune, j’ai ainsi perçu les limites et les ambiguïtés de la
méritocratie républicaine à la française, tout en découvrant progressivement le sens profond de cette règle d'or : " Traite les autres comme tu voudrais être traité " ou " Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse ".

C'est pourquoi, guidé par une vision profondément enracinée dans les valeurs humaines et universelles, je considère que tricher en démocratie, ou être complice d'un
appel d'offre faussé dans lequel le bénéficiaire d'un marché public est désigné à l'avance, revient à trahir avant tout celles et ceux qui, chaque jour, se lèvent tôt, travaillent dur et honnêtement, et élèvent leurs enfants dans la dignité et le respect mutuel.

C'est également nourrir la colère et la frustration quotidienne de citoyens qui se sentent abandonnés et trahis par les responsables politiques, au bénéfice d'un
populisme dans sa forme la plus dangereuse pour la démocratie, et d'un séparatisme qui ne cessent de progresser depuis plusieurs années, en France comme ailleurs dans le monde.  

Autrement dit, la probité n’est pas un vain mot à mes yeux, c'est un engagement quotidien envers la justice sociale, envers les plus modestes, envers la vérité !

Confronté depuis des années à un pacte de connivence solidement ancré dans le secteur dentaire hexagonal, par le biais d'
atteintes à la probité orchestrées discrètement par des concurrents auprès de l'Etat et du réseau de l'Assurance Maladie, il est grand temps de mettre fin à cette mascarade d'une façon ou d'une autre. Car, si intérêt général et intérêt particulier ne sont pas forcément contradictoires, la défense de l'un ne doit pas se faire au détriment de l'autre, ou au seul bénéfice d'une poignée d'initiés.

BAS LES MASQUES

Depuis les années 80, la politique publique de prévention dentaire menée dans l'Hexagone repose sur une stratégie inventée par un concurrent. Avec le temps, les solutions financées dans le cadre de cette politique sont devenues obsolètes, comme le confirme l'explosion sur le territoire national de la vente de prothèses dentaires ces 20 dernières années.

Pourtant, cette stratégie continue d'être privilégiée par l'Etat et l'Assurance Maladie, protégée par un système d’influence mis en place par ce même concurrent aux multiples casquettes, où s’entremêlent des intérêts privés et des intérêts publics.

Cette influence a engendré jusqu'à présent 3 dérives majeures, aux conséquences sanitaires, économiques et démocratiques considérables pour la France :

...

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LA VRAIE QUESTION À SE POSER AUJOURD'HUI

La santé orale des Français, en particulier issus
des quartiers défavorisés, a-t-elle été sacrifiée jusqu'à présent afin de favoriser en France le développement du marché du chewing-gum sans sucres, et de préserver au passage les milliards € générés par les maladies bucco-dentaires ?

Autrement dit, la politique publique de prévention dentaire menée en France vise-t-elle réellement à protéger la santé des Français … ou à protéger discrètement les intérêts financiers de certains acteurs privés  ?

LE CODE DE LA COMMANDE PUBLIQUE EST POURTANT TRÈS CLAIR ...

" La prise en compte de l’innovation dans la commande publique constitue un levier précieux d’amélioration continue des services publics et de performance des achats (...) En stimulant l’innovation, la commande publique contribue en effet à faire grandir la compétitivité des entreprises, notamment les TPE-PME, en représentant un tremplin en particulier pour des start-up. "

Cet extrait du guide pratique
L'achat public de solutions innovantes édité par Bercy en 2024 est donc assez clair sur le soutien que des acteurs comme l'Etat et l'Assurance Maladie doivent apporter aux start-ups françaises à travers la commande publique. Notamment en respectant les articles suivants :

➡️
Article L3 :

Les nouveaux entrants sur un marché (acteurs F5 et F6 ci-dessous), doivent pouvoir candidater loyalement à des marchés publics, sans discrimination ni favoritisme au bénéfice d'un candidat concurrent ;

➡️
Article L2122-1 :

Ces nouveaux entrants doivent pouvoir également vendre en
gré à gré à des acheteurs publics leurs innovations financées à 100 % par des fonds privés en dehors des procédures dites de pre-commercial procurement - PCP ou d' " achats publics avant commercialisation " (A.P.A.C).

Cette possibilité est expressément prévue par la législation en vigueur, notamment par l'
Article R2122-3 du code de la commande publique, en raison de droits d’exclusivité liés à la propriété intellectuelle (cf. Fiche Technique de Bercy Les marchés sans publicité ni mise en concurrence préalable mise à jour en 2020).

... MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE APPAREMMENT AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET À L'ASSURANCE MALADIE

Malgré la clarté de la législation en vigueur concernant la commande publique, et les guides pratiques édités par Bercy à l'attention des acheteurs et des candidats, en particulier
« Maîtriser le risque de corruption dans le cycle de l’achat public » : un guide pour accompagner tous les acteurs, comment un concurrent a-t-il pu créer aussi longtemps cette situation de conflit d'intérêts quasi permanente dans les principaux appels d'offres publics de prévention dentaire lancés chaque année en France, notamment par le biais de la technique du cahier des charges sur mesure pour une entreprise déterminée, sans que personne ne trouve rien à redire jusqu'à présent au ministère de la santé et à la CNAM, alors même qu’il s’agit d’atteintes caractérisées aux principes de probité et d’égalité de la commande publique ?

CONCLUSION

La France pourrait :

👉 Réduire massivement les caries sur le territoire national ;
👉 Économiser des milliards € en soins curatifs ;
👉 Améliorer durablement la santé et le pouvoir d’achat des Français ;
👉 Et même aider d'autres pays à améliorer l'état de santé bucco-dentaire de leurs populations en exportant des innovations 100% françaises en prévention primaire dans le cadre du plan dentaire mondial de l'OMS.

Mais pour y parvenir, un dernier obstacle, et pas des moindres, reste à briser :

Celui d'un entre-soi solidement installé dès les années 80 par un concurrent au sein de l'administration sanitaire, discrètement entretenu avec celles et ceux qui, au fil du temps, sont devenus, au ministère de la Santé et à l’Assurance Maladie, les responsables de la politique nationale de prévention dentaire.

Des responsables pour qui visiblement :

👉Lancer des appels d’offres avec un cahier des charges influencé par un candidat ne pose aucun problème ;
👉Pas plus le fait que des candidats potentiels à ces marchés publics aient pu être victimes jusqu'à présent d’espionnage industriel, au point pour certains que leur Conseil d’Administration soit piraté … à leur insu !

LA CONFIANCE DU PEUPLE FRANÇAIS SE RESPECTE ...

À ce jour, si cette page demeure accessible sur le site internet d’AssurMeyer, c’est que les faits dénoncés continuent de se produire dans la plus grande discrétion, au détriment des Français et du bon fonctionnement de notre
démocratie.

... MAIS ELLE SE MÉRITE AVANT TOUT

Les paroles et les engagements s'envolent, mais les écrits, les podcasts et les actions restent.

À bon entendeur, salut !