🦷 Prévention dentaire en France : la face cachée de la politique publique qui pénalise des millions de Français

Par Gérald DEMEYER Président fondateur d'ASSURMEYER
Modifié le : 06/03/26 à 14h30

Pour activer les liens hypertextes bleus, cliquez dessus.

🔔 PRÉAMBULE : LA VÉRITÉ PLUTÔT QUE LE SILENCE

Les faits exposés dans cette page auraient pu demeurer indéfiniment dissimulés si je n’avais pas choisi, en tant que simple citoyen français que je suis avant tout, d’en assumer publiquement la divulgation.

En effet, les chirurgiens-dentistes étant soumis à un strict devoir de confraternité, il leur est interdit d'interpeller l'opinion publique sur l’organisation de leur profession, et encore moins sur les agissements fautifs d’un confrère ou d’une consœur. Toute prise de parole susceptible d’être considérée par leur Ordre comme portant atteinte à l’image de leur profession peut entraîner de lourdes sanctions disciplinaires, allant jusqu’à la radiation.

À cet égard, le (rare) témoignage d’un chirurgien-dentiste (dans une vidéo intitulée
IL EN SAVAIT TROP) radié pour avoir révélé certains faits impliquant son Ordre, dont le train de vie a fait l'objet d' un rapport de la Cour de comptes suivi d' une enquête pénale, éclaire de manière particulièrement explicite cette loi du silence qui règne depuis tout temps au sein du secteur dentaire français.

Entre jeu de dupes dans des marchés publics financés avec le budget annuel de près de 100 millions € du Fonds national de prévention
(FNPEIS) destinés à améliorer la santé orale des Français, et le double discours de certains acteurs en prévention dentaire ... jugez par vous-même !

LES FAITS
...


L'ensemble du texte est en accès réservé, avec toutefois quelques extraits & images en accès libre.

Pour avoir accès à l'ensemble du texte

Contact :

Gérald Demeyer
Président fondateur
📧
contact@assurmeyer.fr

DE 1989 À MARS 2026 ...

Malgré :

- qu'en 2010, l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) soulignait que " le retard français en matière de prévention et d’hygiène bucco-dentaire reste flagrant malgré les actions menées par l’assurance maladie et les chirurgiens-dentistes ", tout en recommandant aux pouvoirs publics et à l'Assurance Maladie dans un rapport de 2013
l’élaboration d’un plan de santé bucco-dentaire qui ne se limite pas à la prévention chez les enfants et adolescents ;

- qu'en 2016, la
Cour des comptes  a dressé un constat encore plus alarmant :   Le (1er) plan (français) de prévention bucco-dentaire, lancé en 2007, excluait " près de 80 % de la population ", principalement les adultes. Elle recommandait alors à l'Etat d' Adopter une stratégie de santé publique (orale) couvrant l'ensemble de la population, en accord avec le texte constitutionnel du droit à la protection de la santé pour tous ;

- qu'en 2023, l'Etat s'est engagé auprès de l’OMS à mettre en place
un nouveau plan d'action national de santé bucco-dentaire ;

- qu'en 2025, la conférence nationale de santé
(CNS) a sorti un rapport formulant 44 recommandations pour le secteur dentaire français, avec le principal constat qu' " il est urgent de définir une stratégie nationale de santé orale ", en appelant " à favoriser le déploiement de programmes de prévention et/ou promotion de la santé orale au plus près des populations ", car " un bon état de santé orale profite à toutes et à tous. " (Recommandation 10)

La politique publique de prévention dentaire menée en France reste inchangée à ce jour !!!

... L'ETAT ET L'ASSURANCE MALADIE FINANCENT LA MÊME STRATÉGIE PRÉVENTIVE

👉Prévention primaire quasi exclusivement scolaire,
👉Focalisée sur les enfants,
👉Sans stratégie envers les parents et les adultes,
👉Sans impact durable sur les comportements.


📰Résultat :

👉Les innovations, notamment disruptives, en prévention dentaire primaire ont été étouffées jusqu'à présent en France, surtout celles en direction des adultes, étant donné que les marchés publics de l'Etat et/ou de l'Assurance Maladie sont la principale, pour ne pas dire l'unique, source de revenus pour un acteur spécialisé dans la promotion de la santé bucco-dentaire.

En clair : sans le soutien financier de l'Etat ou de l'Assurance Maladie, par le biais des procédures de subvention et marché public, impossible pour un nouvel entrant spécialisé (uniquement) en prévention dentaire primaire de survivre financièrement en France.

En effet, les assureurs
(Sociétés d'assurance, Mutuelles, Institutions de prévoyance) investissent très peu dans la prévention santé primaire sur le territoire national, en raisons de contraintes législatives et de fortes pressions concurrentielles. 2

👉 Concrètement, cela signifie que pour étouffer
la concurrence par les mérites et dissuader tout nouvel entrant sur le marché français de la prévention dentaire primaire, l'un des dirigeants du leader historique sur ce marché n'a rien trouvé de mieux que d'aller mettre en place un système de connivence ciblant certains acheteurs publics locaux à leur insu, notamment en copinant directement avec les donneurs d'ordre nationaux chargés de les superviser.

Ce n'est donc pas un hasard si dans son
rapport du 17.01.25 sur la santé bucco-dentaire la CNS nous explique que des acteurs de première ligne en santé publique orale (sont) peu nombreux sur le territoire national, étant donné que tout a été fait jusqu'à présent pour étouffer financièrement l'émergence ou le développement d'acteurs indépendants, dont les solutions ne sont affectées par aucun conflit d'intérêts ni avec les Français, ni avec l'Assurance Maladie, ni avec les complémentaires santé.

Au bénéfice de qui ?

LE COEUR DU PROBLÈME : UN CONFLIT D'INTÉRÊTS STRUCTUREL

Lorsque vous êtes victime du capitalisme de connivence, en tant qu'entrepreneur honnête ou simple citoyen, qui
abouti à des inégalités abyssales, à l’affaiblissement des filets de protection sociale et à la collusion des élites politiques et économiques, vous n'en êtes pas conscient sur le coup, mais seulement des années plus tard, et de façon fragmentée au départ quand vous commencez à chercher la vérité. (Voir à ce sujet le témoignage d'un autre dirigeant français : Le capitalisme de connivence vu de l'intérieur)

Voilà pourquoi dès 2002, tout juste après avoir créé l'association
Point Dentaire, j'ai été rapidement victime, sans m'en rendre vraiment compte pendant des années, d'une stratégie d' espionnage industriel et de connivence très sophistiquée.

Tellement sophistiquée que, pour comprendre cette stratégie dans les moindres détails une fois que j'avais compris m'être fait piéger par des (faux) partenaires associatifs qui se sont avérés être des (vrais) concurrents dans les marchés publics de l'Assurance Maladie, j'ai dû m'armer de patience et persévérer pendant plus de 20 ans afin de réunir des preuves incontestables sur cette stratégie.

Parmi ces preuves, la plus parlante au sens propre du terme est un podcast réalisé en 2021, que j'ai découvert tout à fait par hasard en 2023, dans lequel mon principal concurrent français explique tranquillement, avec force de détails pendant plus de 2 heures, l’étendue de son influence sur la politique de prévention dentaire menée jusqu'à présent en France.

Dans ce podcast, on peut notamment entendre ce concurrent aux multiples métiers et casquettes, très connu dans le secteur dentaire français, mais aussi à l'international, se définissant d'ailleurs lui-même comme étant à la fois " un mec santé publique et un mec business ", expliquait très clairement, avec un aplomb déconcertant et même méprisant vis-à-vis de certaines personnes, la mécanique d'influence qu'il a construit tranquillement sur le territoire national depuis les années 80 auprès des ministres de la santé successifs et de la direction générale de la santé
(DGS) 🎤 extrait podcast, des CPAM et de la CNAM 🎤 extrait podcast etc., au point d'être aujourd'hui très clairement le véritable architecte de la politique de prévention dentaire menée ces 4 dernières décennies en France par l'Etat et l'Assurance Maladie.

Une politique menée, non pas dans l'intérêt des Français, comme le (dé)montre l'explosion de la vente des prothèses dentaires sur le territoire national ces 20 dernières années, mais dans l’intérêt du groupe privé qu'il a dirigé plus de 30 ans, dont il est aujourd'hui président d'honneur, et de tout un tas d'entreprises de différents secteurs qui l'ont soutenu financièrement pour agir en toute discrétion et impunité jusqu'à maintenant.

Parmi ces entreprises, on trouve notamment une (grande) marque internationale de chewing-gum sans sucres, dont voici la stratégie qui a été utilisée en France pendant 2 ans " pour s'attaquer aux dentistes avant de s'attaquer au marché du grand public " 🎤
extrait podcast afin d'imposer les produits de cette marque sur le territoire national sous couvert de prévention dentaire.

Ce qui prouve bien que la recommandation faite aux Français, depuis 2013, de se brosser les dents 2 fois par jour, au lieu des 3 brossages jusque-là préconisés, n'a vraiment rien à voir avec une quelconque " dentisterie fondée sur les preuves " (en anglais : evidence-based dentistry (EBD)), mais plutôt a à voir avec " un pacte commercial " fait dans le dos des Français dans les années 80.

À ce sujet, il faut savoir que les industriels du sucre ont conçu et promu le
projet 269 durant les années 60 et 70, une stratégie du Cheval de Troie politique boostée au Ghostwriting afin d'entraver le programme de lutte contre les caries aux États-Unis, et très probablement dans d'autres pays, sachant que la France est le premier producteur européen de sucre.

À qui appartiennent aujourd'hui les grandes marques mondiales de chewing-gum sans sucres ?

LA VRAIE QUESTION À SE POSER AUJOURD'HUI

La santé orale des Français, en particulier issus
des quartiers défavorisés, a-t-elle été sacrifiée jusqu'à présent afin de favoriser en France le développement du marché du chewing-gum sans sucres, et de préserver au passage les milliards € générés par les maladies bucco-dentaires ?

Autrement dit, la politique publique de prévention dentaire menée en France vise-t-elle réellement à protéger la santé des Français … ou à protéger discrètement les intérêts financiers de certains acteurs privés  ?

LE CODE DE LA COMMANDE PUBLIQUE EST POURTANT TRÈS CLAIR ...

➡️
Article L3 :

Les nouveaux entrants sur le marché de la prévention dentaire primaire, notamment les acteurs F5 et F6 (cf. image ci-dessous), doivent pouvoir candidater loyalement aux marchés publics de prévention dentaire lancés chaque année par l'Assurance Maladie, sans discrimination ni favoritisme au bénéfice d'un candidat concurrent ;

➡️
Article L2122-1 :

Ces nouveaux entrants doivent pouvoir également vendre en
gré à gré à l'Etat ou au réseau de l'Assurance Maladie leurs innovations préventives, financées à 100 % par fonds privés en dehors des procédures dites de pre-commercial procurement - PCP ou d' " achats publics avant commercialisation " (A.P.A.C).

Cette possibilité est expressément prévue par la législation en vigueur, notamment par l'
Article R2122-3 du code de la commande publique, en raison de droits d’exclusivité liés à la propriété intellectuelle (cf. Guide pratique L'achat public de solutions innovantes édité par Bercy en 2024 et la Fiche Technique Les marchés sans publicité ni mise en concurrence préalable mise à jour en 2020).

... MAIS PAS POUR TOUT LE MONDE APPAREMMENT AU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET À L'ASSURANCE MALADIE

Malgré la clarté de la législation en vigueur, et les guides pratiques édités par Bercy sur le sujet, en particulier
« Maîtriser le risque de corruption dans le cycle de l’achat public » : un guide pour accompagner tous les acteurs, comment un concurrent a-t-il pu créer aussi longtemps cette situation de conflit d'intérêts quasi permanente dans les principaux appels d'offres publics de prévention dentaire lancés chaque année en France, par le biais de la technique du cahier des charges sur mesure pour une entreprise déterminée, sans que personne ne trouve rien à redire jusqu'à présent au ministère de la santé et à la CNAM, alors même qu’il s’agit d’atteintes caractérisées aux principes de probité et d’égalité de la commande publique ?
...

CONCLUSION

La France pourrait :

👉 réduire massivement les caries sur le territoire national,
👉 économiser des milliards € en soins curatifs,
👉 améliorer durablement la santé et le pouvoir d’achat des Français,
👉 et même aider d'autres pays à améliorer l'état de santé bucco-dentaire de leurs populations en exportant des innovations 100% françaises en prévention primaire dans le cadre du plan dentaire mondial de l'OMS.

Mais pour y parvenir, un dernier obstacle, et pas des moindres, reste à briser :

Celui d'un entre-soi solidement installé dès les années 80 par un concurrent au sein de l'administration sanitaire, discrètement entretenu avec celles et ceux qui, au fil du temps, sont devenus, au ministère de la Santé et à l’Assurance Maladie, les responsables (influencés) de la politique nationale de prévention dentaire.

Des responsables pour qui, visiblement :

👉lancer des appels d’offres faussés ne pose aucun problème ;
👉pas plus le fait que des candidats potentiels à ces appels d'offres aient pu être victimes jusqu'à présent d’espionnage industriel, au point pour certains que leur Conseil d’Administration soit piraté … à leur insu !

LA CONFIANCE DU PEUPLE FRANÇAIS SE RESPECTE ...

À ce jour, si cette page demeure accessible sur le site d’ASSURMEYER, c’est que les faits dénoncés continuent de se produire dans la plus grande discrétion, au détriment des Français et de
la démocratie.

... MAIS ELLE SE MÉRITE AVANT TOUT

Les paroles et les engagements s'envolent, mais les écrits, les podcasts et les actions judiciaires restent.

À bon entendeur, salut !

1.
2
. De manière générale, les assureurs investissent peu dans la prévention santé primaire en France. Cette situation s’explique à la fois par le manque de coopération entre l’Assurance Maladie obligatoire (AMO) et les complémentaires santé (AMC), mais surtout par la crainte de ne pas pouvoir rentabiliser ces investissements, comme l’indiquent plusieurs dirigeants du secteur. Cette crainte s'est même renforcée depuis le 1er décembre 2020, date à laquelle les assurés français peuvent désormais changer leur complémentaire santé sans frais ni délais après la première année. En effet, un assureur qui investirait dans la prévention primaire au bénéfice d’un assuré s’expose à un risque financier important : si l’assuré change de complémentaire après un an, l’investissement peut être perdu, voire profiter à un concurrent dans le cadre de la résiliation infra-annuelle (RIA), applicable aussi bien aux contrats individuels qu’aux contrats collectifs (mutuelles d’entreprise). Dès lors, pendant la période nécessaire à la rentabilisation de ces investissements, le premier assureur ne dispose d’aucune garantie de fidélisation de l’assuré. Dans le cadre législatif actuel, il est donc compréhensible que de nombreux acteurs se montrent réticents à investir directement sur le territoire national dans des solutions de prévention primaire pertinentes, qu’elles concernent le domaine dentaire ou d’autres pathologies. Ces dispositifs nécessitent en effet des investissements initiaux souvent conséquents pour produire des résultats tangibles dès les premières années.