
Ce plan a été officiellement adopté le 25 mai 2023, lors de la
76ème Assemblée mondiale de la santé, à l'issue de
plus de 15 ans de discussions et de négociations entre
les 194 États Membres de l'OMS à son sujet.
Dans
cette vidéo, le responsable technique du programme de santé bucco-dentaire au Département des maladies non transmissibles et de la santé mentale de l’OMS présente les objectifs de ce plan.
Selon lui, le constat actuel en matière de prévention dentaire, notamment primaire, est sans appel :
" On sait depuis 30 ans grosso modo qu'on a pas réussi à stopper cette forme un peu épidémique des maladies bucco-dentaires (...) ce qui montre, ça c'est un peu dur à entendre surtout quand on est professeur et quand on est enseignant etc., le modèle qui a été proposé jusqu'à présent ne fonctionne pas. Donc, il faut être prêt à se dire ok rebattons les cartes, qu'est ce qui marche, qu'est ce qui ne marche pas ? " (Extrait de la vidéo à partir de la 5ème minute).
Chaque État membre s'est engagé à mettre en œuvre ce plan sur son territoire en commençant par la mesure 1 :


Les Etats membres se sont également engagés à créer une unité de santé bucco-dentaire avec un responsable à sa tête.

La suite tient en un mot en France : rien !
En effet, à ce jour (septembre 2026), la version française n'est toujours pas adoptée, et l'on ne connaît toujours pas le nom du responsable de l'unité de santé bucco-dentaire au sein du ministère de la Santé.
Comment expliquer un tel retard de 40 mois ? Alors même qu'
un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) recommande depuis 2013 la mise en œuvre d'un tel plan animé par " un directeur de projet ".

Comment expliquer qu'au cours des 20 dernières années, 5 plans nationaux nutrition santé (PNNS) se soient succédé en France, le plus récent étant le
PNNS 5 (2025-2030), alors qu'un seul plan national de prévention dentaire, lancé
en 2007, soit toujours en vigueur en 2026, sans avoir été renouvelé ?
Comment expliquer, en outre, que ce plan de prévention dentaire ait été élaboré avec la participation déterminante d'un groupe privé concurrent, plutôt que directement rédigé en toute INDÉPENDANCE, OBJECTIVITÉ et IMPARTIALITÉ par les services compétents du ministère de la Santé ou de la
CNAM, contrairement à ce qui a été affirmé jusqu'à présent ?

Certains concurrents continuent-ils d’exercer, en toute discrétion, des pressions auprès du ministère de la Santé et de la CNAM afin d’empêcher l’arrivée de nouveaux entrants innovants sur le marché français de la prévention dentaire primaire ?
Une enquête est en cours.
Au delà de ce retard de 40 mois, est-il normal qu'en 2026,
la définition du besoin figurant dans les principales commandes publiques de prévention dentaire passées chaque année en France pour plusieurs millions € corresponde toujours à une offre très précise, inventée il y a plus de 40 ans par un concurrent, dont l'influence auprès des services du ministère de la Santé (🎤
extrait podcast) et des dirigeants de la CNAM (🎤
extrait podcast) est aujourd'hui documentée ?
En clair, on n’est jamais mieux servi que par soi-même lorsqu'on est à la fois juge ET partie dans la conception d'un plan de prévention dentaire, définissant très précisément les " besoins " et les " solutions " que la CNAM impose ensuite aux
102 CPAM via
un cahier des charges national.
En pratique, les CPAM sont contraintes, par le biais de cahiers des charges locaux qu'elles élaborent, d'acheter chaque année " les solutions " ainsi prédéfinies, dans le cadre de ce qu'on pourrait appeler d'
appels d'offres faussés dès le départ, puisque " les besoins " présents dans le cahier des charges national, repris à l'identique dans les cahiers des charges locaux, ont été initialement définis par le principal candidat à ces marchés publics au niveau national. (CQFD)


D'autant que chaque euro public gaspillé ou qui va dans une solution inefficace est donc un euro qu'une expérimentation ou qu'une solution efficace n'aura pas. Comprenne qui voudra !
Alors, à quoi ça sert que la CNAM contrôle les dirigeants des CPAM " pour s'assurer " qu'ils respectent bien les règles du code de la commande publique sur le marché de la prévention dentaire primaire, si les dirigeants de la CNAM ne respectent pas eux-mêmes ce code en favorisant dès le départ un candidat opérant au niveau national, au point de devenir " le prestataire privilégié de l'assurance maladie " selon un rapport de l'IGAS ?

LA CONNIVENCE PROTÈGE LE STATU QUO ET ÉTOUFFE L'INNOVATION
" Que vaut la réussite scolaire ou un diplôme si une connexion politique suffit à trouver un emploi ? Pourquoi créer son entreprise si des concurrents peuvent user de leur influence politique pour remporter des contrats ? "
Cet extrait d'un article de presse du journal Le Monde paru sous le titre
Une révolte contre le « capitalisme de connivence », résume à lui seul le ras-le-bol actuel de la majorité des Français.
Et pour cause, lorsque vous êtes victime du
capitalisme de connivence, en tant qu'entrepreneur honnête ou simple citoyen, vous n'en êtes pas conscient sur le coup, mais seulement des années plus tard, et de façon fragmentée au départ quand vous commencez à chercher la vérité. (Voir à ce sujet le témoignage d'un autre dirigeant français :
Le capitalisme de connivence vu de l'intérieur)
En effet, si le budget public français fléché " prévention dentaire " de près 100 millions € à ce jour, placé sous la responsabilité de la CNAM dans le cadre du Fonds national de prévention (FNPEIS), à véritablement vocation
à améliorer l'état de santé général de la population, alors des questions précises doivent être posées :
Pourquoi les appels d'offres de l'Assurance Maladie en matière de prévention dentaire primaire s'effectuent exclusivement en milieu scolaire depuis les années 80 ?
Pourquoi persévérer à acheter des solutions préventives (sensibilisation collective et dépistage individuel) uniquement dans un cadre scolaire qui peuvent être fournies :
- gratuitement, depuis 2023, par les chirurgiens-dentistes dans le cadre du " Forfait d’aide à la modernisation et à l’informatisation du cabinet professionnel
(FAMI) ". Forfait d'un montant de 300 € par an qu'un dentiste peut percevoir s’il s’engage à effectuer des mesures " aller vers " qui correspondent à au moins 3 interventions en dehors de son cabinet à destination notamment
des publics fragiles en milieu scolaire (REP/REP+), EHPAD/ESMS, USPC et PSY, foyer-centre d’hébergement, établissement pénitencier) dans l’année ;
- gratuitement, depuis 2018, par les étudiants en santé dans le cadre du nouveau
service sanitaire des étudiants en santé (S.S.E.S) obligatoire
pour l'obtention de leur diplôme (voici des exemples d'
appels d'offres à destination de ces étudiants pour faire la promotion de la santé bucco-dentaire dans les écoles).

Les dirigeants de l'Assurance Maladie ne sont-ils pas censés respecter (aussi) les principes fondamentaux
d'assurer l'efficacité de la commande publique et LA BONNE UTILISATION DES DENIERS PUBLICS dans leurs marchés de prévention dentaire ?
Autrement dit, pourquoi continuer à freiner des quatre fers l'émergence et le développement d'innovations dans ces commandes publiques ?
Ce choix, très bizarre, maintenu depuis plus de 40 ans par la CNAM
favorise de fait les (vieilles) solutions du candidat historique au niveau national, et celles de son partenaire privilégié au niveau régional dans les Hauts-de-France, au détriment de nouvelles approches ou de candidats indépendants innovants.
Il limite l’ouverture à des cadres d’intervention complémentaires, voire alternatifs, pourtant pertinents : centres sociaux, entreprises, clubs sportifs etc … , tout en freinant le développement de stratégies d’ " aller-vers " mobiles et agiles, qui permettent de toucher directement les publics cibles, enfants comme adultes, sans dépendre d’un cadre prédéfini.
Ouvrir ces marchés publics à de nouveaux acteurs permettrait pourtant de faire émerger des solutions innovantes, pleinement capables de répondre, voire de dépasser, les " objectifs assignés " à ces marchés. D’autant plus lorsque ces innovations intègrent, au cœur de leur conception, le principe d’
Universalisme proportionné.

LE CODE DE LA COMMANDE PUBLIQUE EST POURTANT TRÈS CLAIR
" La prise en compte de l’innovation dans la commande publique constitue un levier précieux d’amélioration continue des services publics et de performance des achats (...) En stimulant l’innovation, la commande publique contribue en effet à faire grandir la compétitivité des entreprises, notamment les TPE-PME, en représentant un tremplin en particulier pour des start-up. "
Cet extrait du guide pratique
L'achat public de solutions innovantes édité par Bercy en 2024 est donc assez clair sur le soutien que des acteurs comme l'Etat et l'Assurance Maladie doivent apporter aux start-ups françaises à travers la commande publique. Notamment en respectant les articles suivants :
➡️
Article L3 :
Les nouveaux entrants sur un marché (F5 & F6) doivent pouvoir candidater loyalement à des appels d'offres, sans discrimination ni favoritisme au bénéfice d'un candidat concurrent. À défaut, ces marchés publics peuvent faire l'objet d'une procédure pénale
dès lors qu’un avantage injustifié est accordé à un candidat par la méconnaissance des règles garantissant l’égalité entre les soumissionnaires ;

➡️
Article L2122-1 :
Ces nouveaux entrants doivent pouvoir également vendre en
gré à gré à des acheteurs publics leurs innovations dont la R&D a été financée à 100 % par des fonds privés en dehors des procédures dites de
pre-commercial procurement - PCP ou d' " achats publics avant commercialisation " (A.P.A.C).

Cette possibilité est expressément prévue par la législation en vigueur, notamment par l'
Article R2122-3 du code de la commande publique, en raison de droits d’exclusivité liés à la propriété intellectuelle (cf. Fiche Technique de Bercy
Les marchés sans publicité ni mise en concurrence préalable mise à jour en 2020).
Une procédure que connait parfaitement bien la CNAM soit dit en passant.

D'autant que depuis 2018, il est conseillé aux acheteurs des organismes de Sécurité sociale de réaliser un sourcing, conformément à l'
article R2111-1 du code de la commande publique (cf.
Guide du sourcing dans l'achat public édité par Bercy), en sollicitant " au moins deux, voire trois, opérateurs, afin d'éviter de se trouver influencés par les informations recueillies et de restreindre la concurrence du fait d'une rédaction " trop fermée " du cahier des charges " (...) et que " Afin de permettre aux opérateurs économiques de proposer des solutions innovantes, les organismes de Sécurité sociale ont tout intérêt à exprimer leurs besoins en termes de performances ou d'exigences fonctionnelles, ce qui permet de laisser l’initiative aux candidats sur les modalités techniques de la solution. " (cf. Guide pratique
Innovation et marchés publics édité en 2018 par la CCMOSS rattachée à l'
UCANSS).


LA VRAIE QUESTION À SE POSER AUJOURD'HUI
La santé orale des Français, en particulier issus
des quartiers défavorisés, a-t-elle été sacrifiée jusqu'à présent afin de favoriser en France le développement de divers marchés, et de préserver au passage les milliards € générés par les maladies bucco-dentaires ?
Autrement dit, la politique publique de prévention dentaire menée sur le territoire national vise-t-elle réellement à protéger la santé des Français … ou à protéger discrètement les intérêts financiers de certains acteurs privés ?
En tout cas, la recommandation faite aux Français,
depuis 2013, de se brosser les dents 2 fois par jour, au lieu des 3 brossages jusque-là préconisés, n'a vraiment rien à voir avec une quelconque " dentisterie fondée sur les preuves " (en anglais : evidence-based dentistry
(EBD)), mais plutôt a à voir avec " un pacte commercial " fait dans le dos des Français dans les années 80 (🎤
extrait podcast).
À ce sujet, il faut savoir que les industriels du sucre ont conçu et promu le
projet 269 durant les années 60 et 70, une stratégie du cheval de Troie politique boostée au
Ghostwriting afin d'entraver le programme de lutte contre les caries aux États-Unis, et très probablement dans d'autres pays, sachant que la France est le
premier producteur européen de sucre.
À qui appartiennent aujourd'hui les grandes marques mondiales de chewing-gum sans sucres ?

EN RÉSUMÉ
En France, nous pourrions collectivement :
👉Réduire massivement les caries sur le territoire national ;
👉Économiser des milliards € en soins curatifs ;
👉Améliorer durablement la santé et le pouvoir d’achat des Français ;
👉Créer de nombreux emplois nouveaux, notamment pour une jeunesse en quête de nouvelles opportunités ;
👉Et même aider d'autres pays à améliorer l'état de santé bucco-dentaire de leurs populations en exportant des innovations 100% françaises en prévention primaire dans le cadre du plan dentaire mondial de l'OMS.
Mais pour y parvenir, un dernier obstacle, et non des moindres, reste à briser :
Celui d'un entre-soi solidement installé depuis les années 80 par un concurrent au sein de l'administration sanitaire hexagonale, discrètement entretenu avec celles et ceux qui, au fil du temps, sont devenus, au ministère de la Santé et à l’Assurance Maladie, les responsables de la politique nationale de prévention dentaire.
Des responsables pour qui visiblement :
👉Lancer des appels d’offres avec un cahier des charges influencé par un candidat ne pose aucun problème ;
👉Pas plus le fait que des candidats potentiels à ces marchés publics aient pu être victimes jusqu'à présent d’
espionnage industriel, au point pour certains que leur Conseil d’Administration soit piraté … à leur insu !

LA CONFIANCE DU PEUPLE FRANÇAIS SE RESPECTE ...
À ce jour, si cette page demeure accessible en l'état sur le site internet d’AssurMeyer, c’est que les faits dénoncés continuent de se produire dans la plus grande discrétion, au détriment des Français et du bon fonctionnement de notre
démocratie.
Tricher en démocratie, ou être complice d'un appel d'offre faussé dans lequel le bénéficiaire d'un marché public est désigné à l'avance, revient à trahir avant tout celles et ceux qui, chaque jour, se lèvent tôt, travaillent dur et honnêtement, et élèvent leurs enfants dans la dignité et le respect mutuel.
C'est également nourrir la colère et la frustration quotidienne de citoyens qui se sentent abandonnés et trahis par certains responsables politiques et hauts fonctionnaires qui se soumettent au
capitalisme de connivence, au bénéfice d'un
populisme dans sa forme la plus dangereuse
pour la démocratie, et d'un
séparatisme qui ne cessent de progresser depuis plusieurs années, en France comme ailleurs dans le monde.

Autrement dit,
la probité n’est pas un vain mot dans une démocratie digne de ce nom. C'est un engagement quotidien envers
la justice sociale, envers les plus modestes, envers la vérité !
« Prévenir les atteintes à la probité dans l’achat public dépasse la seule question des procédures. La justice économique l’exige, car aucune entreprise ne doit être écartée d’un marché pour de mauvaises raisons. La crédibilité de la parole publique en dépend aussi, parce que les règles de la République doivent s’appliquer avec la même rigueur à tous » annonce David Amiel, Ministre de l’Action et des Comptes publics, en introduction d'un nouveau guide dédié à la lutte contre la corruption
Dans le cycle de l'achat public.

... MAIS ELLE SE MÉRITE AVANT TOUT
Les paroles et les engagements s'envolent, mais les écrits, les podcasts et les actions restent.
À bon entendeur, salut !
